Le tribunal de paix de Songololo a organisé, le vendredi 29 novembre 2024, un procès public dans l’ancienne cité de Kimpese pour juger en flagrant délit six individus accusés d’enlèvement et de vol simple.

L’audience publique s’est déroulée en trois étapes : la présentation des prévenus, leur comparution, ainsi que l’audition des enquêteurs. Les accusés, répondant aux noms de Makiese Kiyambo alias B10, Makola Mambueni alias Spartak, Nzuzi Maluavangi alias Scorpion, Landu Mikani alias Tchianta, Mvuzi Kapela Arka et Nduandele Makela Noël alias B52, étaient poursuivis pour des actes criminels ayant semé l’insécurité dans cette localité.
Verdicts rendus

Après la comparution des six accusés, le tribunal a rendu des verdicts distincts. Makiese Kiyambo (B10), Makola Mambueni (Spartak) et Nzuzi Maluavangi (Scorpion) ont été reconnus coupables d’enlèvement et de vol simple.
Chacun d’eux a écopé d’une peine de cinq ans de travaux forcés, assortie d’une amende de 600 000 francs congolais et de 2 millions de francs congolais de dommages et intérêts à verser à la partie civile dans le délai légal. Leur arrestation immédiate a également été ordonnée par le tribunal.

Les six prévenus ont été répartis en deux groupes : le premier est responsable de l’insécurité dans l’ancienne cité de Kimpese, tandis que le second est lié à des activités criminelles dans la cité frontalière de Lufu et à Songololo, Km5. Tous, ont été arrêtés lors d’une opération spéciale menée par la Police Nationale Congolaise (PNC) du Commissariat Territorial de Songololo.
Audience renvoyée pour les autres accusés

Faute de preuves suffisantes et de plaignants, les trois autres accusés, dont Nduandele Makela Noël alias B52, un fugitif évadé du cachot de Kimpese, ont vu leur audience renvoyée au vendredi 6 décembre 2024.
Il est très important de souligner que ce procès constitue une étape majeure dans la lutte contre l’insécurité et la criminalité dans cette partie de la province du Kongo Central, où les populations locales subissent depuis longtemps les agissements de groupes criminels.
Henock Makanzu
