Kongo Central : Après 41 jours de son arrestation dans les geôles de l\’ANR entre Lukala et Matadi, Jacques Bola réclame sa moto neuve aux agents de ce service de renseignement (Avocats)

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Jacques Bola, enseignant de profession à l\’institut CBCO/Kimpese, Maître volontaire et membre de la société civile du territoire de Songololo  réclame sa moto pimpante neuve de marque Haojin 150 auprès des agents de l\’Agence Nationale de Renseignements (ANR) entre Lukala et Matadi, chef-lieu du Kongo Central.

Habitant au quartier 2 à Kimpese, ce membre de la société civile ne jure que sur la restitution de son engin roulant à deux roues. À l\’en croire, sa moto n\’a jamais commis une infraction pour disparaître.

Sa réclamation intervient après 41 jours de sa détention dans les geôles de l\’ANR entre Lukala et Matadi.

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La correspondance des avocats

« J\’ai été enlevé un certain 2 février 2024 au niveau de l\’école Père Charles (Civac) au quartier 4 IME par les agents de l\’ANR. La période où nous, membres de la société civile, participions à la réunion du conseil de sécurité local tenue conjointement par l\’autorité provinciale et celle de Kinshasa à Civac. Sans me brutaliser, ils m\’ont emmené dans leur jeep jusqu\’à leur bureau de Lukala dans le territoire de Mbanza-ngungu pour m\’auditionner. Laissant ainsi ma moto de marque Haojin 150 à Kimpese. Réellement, je n\’avais pas la maîtrise de ce que j\’avais commis comme infraction », a déclaré Jacques Bola.

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Monsieur Jacques Bola, enseignant de profession

Avant de renchérir : « J\’avais compris mes plaignants juste au bureau de l\’ANR à Lukala. C\’était une famille habitant dans mon quartier (2) qui m\’a accusé sous prétexte que je l\’ai menacée pour récupérer les téléphones que les criminels avaient oubliés dans leur maison. Pourtant, étant membre de la société civile, j\’étais allé informer à ladite famille de ne pas céder aux pressions des nouveaux éléments de sécurité. Parce que ces derniers voulaient à tout prix récupérer lesdits téléphones portables pour des raisons que j\’ai toujours ignorées. À cette famille, j\’avais fait ma présentation sans inquiétude ».

Et d\’ajouter : « Après mon audition le même 2 février 2024 aux environs de 14 Heures au bureau de l\’ANR/Lukala ; les agents de ce service ont, directement, rédigé un procès-verbal de saisie en mentionnant tous les biens que j\’avais dont une somme importante d\’argent de septante dollars américains, soixante mille francs congolais et un téléphone portable. Sans pour autant faire mention de la moto que j\’avais laissée à Kimpese. Hors, d\’après ma compréhension, tout était déjà orchestré pour mon arrestation ».

Jacques Bola transféré à Matadi

Après sa confrontation avec ses plaignants, Jacques Bola, l\’un des maîtres volontaires du quartier 2 à Kimpese, était transféré à l\’ANR de la ville de Matadi. Ici, il a passé une semaine et trois jours. Peu avant d\’être transféré de nouveau à l\’auditorat supérieur où il a, encore, passé trois semaines et trois jours.

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Jacques Bola

« J\’ai passé près de 41 jours entre les bureaux de l\’ANR jusqu\’au parquet civil en passant par l\’auditorat supérieur. Partout où j\’ai passé, j\’ai déclaré la même chose. Les services sécuritaires ont fait leur travail et ont compris que je n\’avais pas de liens avec des bandits opérant à mains armées qui semaient la désolation et la terreur dans la cité », a précisé Monsieur Bola.

Avant d\’évoquer : « Hors dès le départ lors de la saisie de mon procès-verbal au bureau de l\’ANR de Lukala, les agents de ce service avaient rédigé “ Association des malfaiteurs ” sur la farde de mon dossier. Alors qu\’il n\’y avaient pas des éléments constitutifs de cette infraction. C\’est pour cette raison que j\’ai été relaxé pour regagner ma famille à Kimpese ».

Les événements occasionnant l\’arrestation de Jacques Bola

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Tout serait parti des manifestations qu\’ont organisées pendant plus d\’un jour la population de Kimpese afin d\’exprimer son ras-le-bol face à l\’insécurité qui y prévalait. Ces manifestations ont causé mort d\’hommes du côté des populations civiles et celui des éléments de force de l\’ordre.

Une affaire qui a fait bouger rapidement le gouvernement provincial et les autorités de Kinshasa pour prendre des mesures drastiques contre l\’insécurité notamment la permutation des policiers. Peu après la réunion du conseil de sécurité local tenu conjointement par l\’autorité provinciale et celle de Kinshasa à Civac de Kimpese.

Jacques Bola demande la restitution de sa moto Hoajin 150

Se confiant à la rédaction de ntemo-cd.site, Jacques Bola, membre de la société civile locale ne demande que la restitution de sa moto à l\’Agence Nationale de Renseignements, service qui l\’avait arrêté pour l\’emmener à Lukala jusqu\’à se retrouver à Matadi.

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Sa moto de marque Haojin 150

Depuis sa libération, il n\’a jamais reçu une suite favorable au sujet de son engin roulant, malgré la correspondance qu\’a rédigée son avocat le 29 Mars 2024. En dehors de la clé de contact de ladite moto.

La lettre a été transmise à Monsieur le Directeur Provincial (REDOC) de l\’Agence Nationale de Renseignements (ANR) Kongo Central.

Elle a été également transmise en copie pour information à l\’Administrateur Principal de l\’ANR , Chef du Département Sécurité Intérieure à Kinshasa/Gombe.

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Josué Muleli

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