Kongo Central/Ass.Prov : interpellé sur la gestion des tracteurs agricoles, le ministre demande 72 heures pour s’expliquer

Des réponses jugées insuffisantes, un délai accordé : la pression monte autour de la gestion des tracteurs agricoles.

Ntemo
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L’Assemblée provinciale du Kongo Central a été le théâtre, ce mercredi 6 mai 2026 à Matadi, d’échanges nourris autour de la gestion des tracteurs agricoles, lors d’une séance plénière marquée par une forte exigence de redevabilité. Présent dans l’hémicycle, le ministre provincial de l’Agriculture a été directement interpellé par les députés, soucieux d’obtenir des éclaircissements sur les modalités d’attribution et d’utilisation de ces équipements stratégiques.

À l’initiative du député Salabiaku, une question orale avec débat a permis de mettre en lumière plusieurs zones d’ombre entourant la distribution des tracteurs agricoles. Les élus ont exprimé leurs préoccupations quant à la transparence du processus, à la pertinence des bénéficiaires sélectionnés ainsi qu’à l’impact réel de ces engins sur la relance du secteur agricole dans le Kongo Central.

Dans un premier temps, le ministre a répondu à l’ensemble des préoccupations soulevées par l’initiateur de la question. Toutefois, à l’issue des échanges, ses explications n’ont pas convaincu la majorité des députés, qui ont estimé que plusieurs zones d’ombre subsistaient. Le débat s’est alors élargi, donnant lieu à de nouvelles interrogations formulées par différents élus.

Les discussions ont notamment été alimentées par des révélations jugées sensibles, dont l’attribution d’un tracteur à une structure dénommée « Merveille », présentée comme récente et peu active sur le plan agricole. Ces éléments ont renforcé les exigences de clarification autour des critères de sélection et des mécanismes de gestion des équipements publics.

Face à la multiplication des questions et à la complexité des préoccupations soulevées, le ministre provincial de l’Agriculture a sollicité un délai supplémentaire de 72 heures afin d’apporter des réponses plus détaillées et documentées. Une requête qui a été acceptée par les députés, ouvrant la voie à une nouvelle phase d’explication attendue.

Au-delà de cet épisode, cette interpellation traduit la montée en puissance du contrôle parlementaire au sein de l’organe délibérant du Kongo Central. Elle met en évidence une exigence accrue de transparence et de rigueur dans la gestion des ressources publiques, dans un secteur aussi stratégique que l’agriculture.

Exode Manonga

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