Matadi : Considéré comme un eldorado, à tout prix travailler au gouvernorat, les journalistes sacrifient leur noble métier (Tribune de David Kiladi Kipula)

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Hier, être journaliste, c\’est profession des intelligences, rendait fier. Aujourd\’hui, le métier d\’informer est bradé par ceux qui le considèrent comme un tremplin. Pourtant, un journaliste est toute personne qui travaille pour la collecte, traitement et diffusion de l\’information et qui vit de son métier.

De notre point de vue, cette définition est loin d\’être appliquée par les professionnels de médias de la ville de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo central en République Démocratique du Congo.

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Gouvernorat du Kongo Central| Droit des tiers

À cause de la faim, certains journalistes foulent aux pieds, l\’article 7 du Code d\’éthique et de déontologie du journaliste congolais qui stipule, je cite : « Un journaliste ne doit pas accepter un quelconque présent de la part des sources d\’informations, aucun avantage ou cadeau pour diffuser ou étouffer des informations, ni aucune gratification en raison de la publication, de la distorsion ou de la suppression d\’une information exacte.»

Ces derniers par manque de professionalisme ou encore d\’initiatives pour nouer les deux bouts du mois, convoitent quotidiennement de travailler au gouvernorat du Kongo central comme si la vie ne se limite qu\’ici.

Le choix d\’un camp politique à soutenir reste le mode opératoire de ces journalistes.

Qui dans l\’opposition, qui d\’autre dans la majorité, sans peur de dévoiler sa couleur politique.

En cas de victoire d\’un camp aux élections de la course au gouvernorat, ceux-ci profitent d\’entrer pour devenir soit Communicateurs ou attachés de presse au sein de la cellule de presse du gouverneur élu, en s\’adressant à leurs confrères et consoeurs, torses bombés, « Ekomi tour na biso, bino pe bobima bolie trop », lancent-ils dans la foulée en lingala.

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Vu de loin du Gouvernorat du Kongo Central| Droit des tiers

Pour les journalistes de matadi, le gouvernorat du Kongo Central est un abreuvoir où chacun étanche sa soif, pire réalité.

Ceux qui ne se retrouvent pas lors du partage de gâteau, nonobstant leur soutient, créent un bloc d\’opposition dans des groupes WhatsApp pour injurieux et/ou critiquer le pouvoir en place qu\’ils soutenaient jadis.

Plusieurs professionnels de médias du chef-lieu du Kongo central ne savent pas tourner leurs têtes pour créer des contenus interressants dans leurs supports médiatiques respectifs pouvant nourrir scientifiquement la population et éveiller la conscience de celle-ci dans la créativité en cette période où tout est devenu presque difficile surtout sur le plan économique.

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À vrai dire, il est temps que les journalistes de Matadi comprennent que le gouvernorat n\’est pas la fin du monde et, en sa qualité de chevalier de la plume, le rôle de tout un chacun doit être défini dans ce qu\’il fait sur terrain.

À quand la pratique du quatrième pouvoir reconnu aux journalistes lorsqu\’ils érigent en défenseur de camps politiques. Les instances de gestion au quotidien de ceux qui informent, forment,… collectent, traitent et diffusent les informations doivent faire leur travail de policier, agir autrement, c\’est être complice de dérapages décriés dans le chef des journalistes déguisés en communicateurs ou attachés de presse.

Le journaliste est une église au milieu du village et ne l\’exerce pas qui veut.

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Tribune de David Kiladi Kipula

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