Deux ans après la livraison d’un projet scolaire financé dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), l’Institut Malanga, situé dans le territoire de Songololo au Kongo Central, s’interroge sur plusieurs manquements constatés dans l’exécution des travaux.
Érigé dans le village Malanga, à proximité de la cimenterie PPC, l’établissement figurait parmi les écoles retenues pour bénéficier de nouvelles infrastructures éducatives. Le projet, exécuté par la BCPAD sous la coordination de l’Église du Christ au Congo (ECC), prévoyait notamment la construction de salles de classe, de bureaux administratifs et de blocs sanitaires.

Selon les informations recueillies auprès de la communauté locale, seules trois salles de classe auraient été construites, alors que le modèle généralement déployé dans le cadre de ce programme prévoit six salles. Cette différence alimente aujourd’hui les interrogations des bénéficiaires sur la conformité des ouvrages réalisés.
À cette préoccupation s’ajoute l’absence de mobilier scolaire et administratif. Les nouvelles infrastructures ne disposeraient ni de pupitres pour les élèves ni d’équipements destinés aux bureaux de l’administration, limitant ainsi les conditions d’exploitation des bâtiments livrés. Des habitants affirment que lors de la remise officielle des clés, des assurances avaient été données quant à l’achèvement complet du projet ainsi qu’à la fourniture ultérieure des équipements nécessaires. Deux ans plus tard, ces engagements restent, selon eux, sans suite.

Face à cette situation, la communauté de Malanga appelle les autorités compétentes à examiner le dossier afin d’établir si les travaux exécutés correspondent effectivement aux spécifications initiales du projet et aux ressources engagées. Les attentes portent notamment sur la clarification des circonstances ayant conduit à l’absence présumée de trois salles de classe ainsi qu’au non-équipement des infrastructures déjà réceptionnées.
Dans une province où les investissements dans le secteur éducatif constituent un levier essentiel du développement local, les habitants estiment qu’une vérification indépendante permettrait de lever les zones d’ombre qui entourent encore ce projet et de renforcer la confiance des populations dans les programmes publics de développement.
Josué Muleli
