Le paysage politique du Kongo Central a connu ce mercredi 13 mai 2026 un tournant institutionnel majeur avec le retour officiel de Papy Mantezolo Diatezua à la tête de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, à la suite de sa réhabilitation par la Cour constitutionnelle de la RDC.
Dans une atmosphère à la fois solennelle et scrutée par les observateurs politiques, cette réinstallation marque la fin d’une période d’intérim et de recomposition institutionnelle, où les équilibres internes avaient été profondément redistribués.C’est dans ce contexte que Victor Nsuami Mpaka, figure de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), a accepté de céder le perchoir avec une discipline politique saluée dans les coulisses de l’hémicycle provincial.
La passation ne s’est pas limitée à un simple acte administratif : elle s’est matérialisée par la remise symbolique des effets du bureau présidentiel, y compris la clé du véhicule de fonction, consacrant ainsi la continuité de l’État au sein de l’institution. Ce geste, perçu comme un signe de maturité républicaine, illustre une transition opérée sans fracas ni rupture visible, malgré les tensions qui ont longtemps traversé les couloirs de l’Assemblée provinciale.
De retour à son statut de député provincial, Victor Nsuami Mpaka referme ainsi une parenthèse de gestion intérimaire, laissant place à une nouvelle configuration politique dominée par le retour de Mantezolo. Dans les cercles politiques de Matadi, cette évolution est interprétée comme un moment de recomposition stratégique, susceptible de redessiner les rapports de force au sein de l’institution provinciale.
Désormais réinstallé, Papy Mantezolo Diatezua hérite d’un climat institutionnel sensible, où les attentes sont aussi fortes que les défis, dans une province où chaque décision du perchoir résonne comme un signal politique de portée nationale.
LA RÉDACTION
