« Si Dieu te dit que tu vas continuer de régner, ne lui pose pas de questions. Dis seulement : “Que ta volonté soit faite” » (L’évêque Ejiba Yamampia au président Félix Tshisekedi)

Quand la chaire religieuse rencontre les hauteurs du pouvoir, la foi devient langage d’État.

Ntemo
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Le dimanche 10 mai dernier, le président de la République, Félix Tshisekedi, accompagné de la Distinguée Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part à un culte organisé au sein de l’Église pentecôtiste des Secouristes, dans une atmosphère de ferveur spirituelle et de forte présence institutionnelle.

La cérémonie, tenue à l’invitation de l’archevêque Ejiba Yamampia, également représentant légal de cette Église et responsable de la plateforme Église de Réveil du Congo (ERC), a rassemblé de nombreux fidèles autour d’un message centré sur la foi, la dépendance à Dieu et la quête de paix intérieure dans un contexte national exigeant.

Dans son intervention, le prélat a livré une déclaration à forte portée symbolique, adressée au chef de l’État : « Si Dieu te dit que tu vas continuer de régner, ne lui pose pas de questions. Dis seulement : que ta volonté soit faite ». Une phrase qui, depuis, circule largement et suscite diverses interprétations. S’appuyant sur des références bibliques, l’archevêque a invité les fidèles à une confiance absolue en la volonté divine, évoquant notamment la figure de Marie face à l’annonce de l’ange, comme modèle d’abandon et d’obéissance spirituelle face à l’incompréhensible.

Dans un ton à la fois pastoral et imagé, Ejiba Yamampia a décrit Dieu comme « Panda Ndjila », expression lingala traduite comme celui qui ouvre des chemins là où il n’y en a pas, renforçant ainsi l’idée d’une destinée guidée par une logique qui dépasse l’entendement humain. Tout en précisant qu’il ne s’inscrivait pas dans un discours politique mais dans une prédication sur la vie éternelle, ses propos interviennent dans un contexte où les interactions entre religion et sphère publique en République démocratique du Congo restent particulièrement sensibles.

Le culte s’est achevé par une prière d’intercession en faveur de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo, moment solennel au cours duquel les fidèles ont prié pour l’unité nationale et la consolidation de la cohésion sociale. Selon les informations rapportées par la Présidence de la République, cette célébration religieuse s’est conclue dans une ambiance de recueillement, marquant ainsi une séquence où spiritualité et symbolique du pouvoir se sont, une nouvelle fois, entremêlées.

Extrait de la Prédication

NTEMO CD

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