Session de Mars au Kongo Central : l’Assemblée provinciale rappelle que le contrôle du gouvernement n’est ni un harcèlement ni un acharnement

Contrôle parlementaire, gouvernance provinciale et tensions institutionnelles au cœur de la session de mars de l’Assemblée provinciale du Kongo Central.

Ntemo
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L’Assemblée provinciale du Kongo Central a officiellement ouvert, ce lundi 30 mars 2026, sa session ordinaire de mars, une session traditionnellement consacrée au contrôle parlementaire. Dans un contexte marqué par des tensions perceptibles entre l’organe délibérant et l’exécutif provincial, les élus provinciaux ont tenu à rappeler la nature constitutionnelle de leur mission : contrôler l’action du gouvernement provincial.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs autorités politico-administratives, dont le vice-gouverneur du Kongo Central, Prospère Ntela, représentant du gouverneur empêché. Comme le veut la tradition parlementaire, la séance plénière a été principalement marquée par le discours d’ouverture du président de l’Assemblée provinciale.

Empêché pour des raisons d’État, le président de l’organe délibérant, Victor Nsuami Mpaka, a été représenté par le vice-président Pierre Kabangu Nsalambi, qui a livré le message d’ouverture devant les députés provinciaux et les invités présents.Dans son intervention, Pierre Kabangu Nsalambi a tenu à clarifier la portée du contrôle parlementaire exercé par l’Assemblée provinciale. Selon lui, ce mécanisme ne doit en aucun cas être interprété comme une forme de harcèlement politique ou d’acharnement contre le gouvernement provincial.

« Le contrôle parlementaire ne constitue ni une option, ni un harcèlement, encore moins une déstabilisation ou un acharnement. Il s’agit plutôt d’une exigence constitutionnelle visant à garantir la bonne gouvernance et la redevabilité dans la gestion des affaires publiques provinciales », a-t-il rappelé.

Le vice-président de l’Assemblée provinciale a également indiqué que cette session permettra aux députés provinciaux de recourir aux différents instruments de contrôle prévus par la Constitution et les lois de la République. Parmi ces mécanismes figurent notamment les questions orales et écrites, les interpellations, les auditions ainsi que les motions parlementaires.

Pierre Kabangu Nsalambi est aussi revenu sur les incidents survenus lors de la session de septembre dernier. Selon lui, ces tensions seraient en partie liées à une mauvaise compréhension du rôle fondamental de l’Assemblée provinciale, dont la mission première consiste notamment à contrôler l’action du gouvernement provincial et le fonctionnement des services publics provinciaux.

L’ouverture de cette session intervient par ailleurs dans un climat politique particulier, marqué par des divergences autour de l’exercice du contrôle parlementaire entre l’Assemblée provinciale et le gouvernement provincial. Dans ce contexte, la session ordinaire de mars s’annonce déterminante pour l’équilibre institutionnel au Kongo Central, où l’Assemblée provinciale entend affirmer pleinement son rôle constitutionnel de vigie démocratique dans la gestion des affaires publiques provinciales.

Exode Manonga

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