PIFORES : à Matadi, les acteurs provinciaux sensibilisés au Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP)

À Matadi, le PIFORES renforce le dialogue avec les acteurs locaux autour de la gestion des plaintes.

Ntemo
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Environnement – Gouvernance. À Matadi, dans la province du Kongo Central, le PIFORES poursuit le déploiement de ses instruments de gouvernance environnementale et sociale. Samedi 29 août 2026, les différentes parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du programme : autorités locales, services techniques, administrateurs des territoires, ministères intersectoriels, acteurs de la société civile et Agences locales d’exécution (ALE) ont pris part à un atelier consacré à la socialisation du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) ainsi qu’à la stratégie d’inclusion Genre et de prévention des risques liés aux Violences basées sur le genre (VBG).

Cette activité est intervenue au lendemain de la première réunion du Comité provincial de pilotage du Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES).

L’objectif de la rencontre était de favoriser une compréhension commune du MGP et de préciser les voies à suivre lorsqu’une préoccupation ou une plainte survient dans le cadre de la mise en œuvre des activités du programme. Il s’agissait également de renforcer les capacités des acteurs appelés à intervenir dans le fonctionnement du dispositif au niveau local.

À l’ouverture des travaux, Alain Mambu, ministre provincial en charge de l’Environnement et représentant personnel du gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, a présenté le MGP comme un instrument destiné à établir un canal structuré, transparent et accessible entre le projet et les personnes ou communautés susceptibles d’être affectées par ses activités. Il a insisté sur la nécessité d’en faire un véritable outil de dialogue et de confiance, au-delà de sa seule dimension institutionnelle.

Alain Mambu, ministre provincial en charge de l’Environnement et représentant personnel du gouverneur du Kongo Central

Les présentations consacrées au MGP et à la stratégie d’inclusion Genre et de prévention des Violences basées sur le genre (VBG) ont été assurées par Alex Yenge Bomba, spécialiste en environnement à l’Unité de Coordination du PIF (UC-PIF). Elles ont permis aux participants de mieux cerner le fonctionnement du mécanisme, notamment les procédures de réception et de traitement des réclamations. Le dispositif doit également permettre de répondre aux préoccupations exprimées, de contribuer, lorsque cela s’avère nécessaire, à l’ajustement de certaines interventions et de clarifier les informations relatives au programme.

Alex Yenge Bomba, spécialiste en environnement à l’Unité de Coordination du PIF (UC-PIF)

La stratégie d’inclusion Genre et de prévention des VBG a, pour sa part, été abordée autour de trois axes : la protection, l’inclusion et la participation continue des femmes aux activités du programme. Les participants ont notamment été sensibilisés aux mécanismes spécifiques permettant de prendre en compte les plaintes sensibles liées à l’Exploitation et aux Abus Sexuels (EAS) et au Harcèlement Sexuel (HS), ainsi qu’aux mesures visant à favoriser la participation active des femmes et des jeunes.

À l’issue des présentations, un panel de questions-réponses a permis aux participants de soumettre leurs préoccupations et de demander des éclaircissements sur les différents mécanismes présentés. Alex Yenge Bomba, spécialiste en environnement à l’UC-PIF, ainsi que Clément Vangu Lutete, coordonnateur national de l’UC-PIF, ont notamment apporté des éléments de réponse aux questions soulevées au cours des échanges.

Cette séquence participative a également permis de mettre en perspective le rôle des autorités locales, des ministères intersectoriels, des administrateurs des territoires, de la société civile et des autres parties prenantes en lien avec les Agences locales d’exécution. Leur appropriation du MGP est considérée comme un maillon important pour informer les communautés, orienter les plaintes et faciliter leur prise en charge conformément aux procédures établies.

À la clôture, Alain Mambu, ministre provincial en charge de l’Environnement du Kongo Central, a appelé les participants à traduire les acquis de l’atelier en actions concrètes. Il a notamment insisté sur la nécessité que chaque plainte soit entendue, traitée avec équité et fasse l’objet d’une réponse appropriée dans un délai raisonnable, soulignant que la confiance et l’implication des communautés constituent des facteurs importants de réussite des interventions.

Alain Mambu, ministre provincial en charge de l’Environnement du Kongo Central

Cette activité s’inscrit dans une campagne plus large de socialisation du MGP dans les différentes zones d’intervention du PIFORES, notamment au Kongo Central, au Kwilu, au Kasaï, au Kasaï-Central, au Kasaï-Oriental et dans la Lomami. Elle s’inscrit dans le cadre de la Norme environnementale et sociale 10 (NES 10), relative à la mobilisation et à l’information des parties prenantes.

À Matadi, l’enjeu aura ainsi consisté à rapprocher davantage le mécanisme des acteurs de terrain : faire connaître les voies de recours, clarifier les responsabilités et consolider les conditions d’un dialogue plus structuré entre le programme, les communautés et les différentes parties prenantes.

Alex Yenge Bomba, spécialiste en environnement à l’Unité de Coordination du PIF (UC-PIF)

Josué Muleli

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