À Matadi, chef-lieu du Kongo Central, le rendez-vous n’avait rien d’une simple formalité administrative. Réunis ce vendredi 28 Août 2026 à l’occasion de la première réunion de l’exercice 2026 du Comité Provincial de Pilotage du Programme Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES), les différentes parties prenantes membres du Comité, ont été appelées à dépasser le simple exercice de bilan pour apprécier, au regard des réalités du terrain, la portée des interventions engagées en faveur des communautés et de la gestion durable des ressources naturelles.
La rencontre s’est tenue en présence d’Alain Mambu, Ministre Provincial en charge de l’environnement, représentant le Gouverneur de Province du Kongo Central et président du Comité Provincial de Pilotage. Elle a réuni les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme, dans un contexte marqué par la montée en puissance des activités du PIFORES dans les provinces couvertes par le projet.
Jean-Pierre Ibula : des échanges participatifs orientés vers les résultats

Dès l’entame des travaux, Jean-Pierre Ibula, Coordonnateur Provincial de l’Environnement du Kongo Central, a placé les échanges sous le signe de la participation et de la recherche de résultats. Dans son mot de bienvenue, il a encouragé les participants à formuler des recommandations « complètes, utiles et réalistes », susceptibles de contribuer concrètement à l’amélioration des conditions de vie des communautés et à une gestion responsable des ressources forestières.
Pour le coordonnateur provincial, l’enjeu est de faire de cette rencontre un véritable espace de réflexion et de concertation, capable de déboucher sur des orientations adaptées aux réalités du terrain.
Clément Vangu Lutete : renforcer le pilotage et le suivi du programme
Dans la même dynamique, Clément Vangu Lutete, Coordonnateur National de l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la Forêt (UC-PIF), a rappelé la place stratégique du Comité Provincial de Pilotage dans la gouvernance du programme.
Il a présenté cette instance comme un cadre de coordination, d’orientation et de suivi de la mise en œuvre du projet. Une responsabilité d’autant plus importante que les activités du PIFORES connaissent une montée en puissance sur le terrain.

À la suite de la contractualisation des Agences locales d’exécution (ALE) et de la soumission de leurs plans de travail pour l’exercice 2026, la rencontre doit permettre d’examiner les niveaux d’exécution, les résultats enregistrés, les difficultés rencontrées et les ajustements nécessaires pour améliorer la mise en œuvre du programme.
Le Coordonnateur National a également inscrit cette session dans la préparation des prochaines échéances du programme. Les orientations dégagées devront notamment contribuer à alimenter les travaux de la seconde réunion plénière prévue en novembre 2026, avec en ligne de mire de l’examen et l’approbation du Plan de travail et budget annuel (PTBA) pour l’exercice 2027.
Du pilotage aux réalités du terrain
Les travaux ont notamment porté sur la lecture du compte rendu de la précédente réunion du Comité provincial de pilotage, avant l’examen des activités, des plans de travail des ALE et de leur état d’avancement. Cette séquence avait permis au Comité de disposer d’une lecture plus précise de l’exécution du programme dans la province, mais également d’identifier les éventuels obstacles et de dégager des orientations susceptibles d’en renforcer l’efficacité.
L’objectif était de rapprocher d’avantage les décisions prises au niveau institutionnel des réalités observées sur le terrain, afin que le suivi du programme puisse se traduire par des interventions plus efficaces au bénéfice des populations.




Alain Mambu : la dimension sociale au coeur du Programme

L’ouverture officielle des travaux, Alain Mambu, Ministre provincial en charge de L’environnement et représentant le gouverneur du Kongo Central, a insisté sur la dimension sociale et environnementale du PIFORES. Il s’est réjoui des avancées concrètes enregistrées au cours de l’année. La signature des conventions avec les Agences Locales d’Exécution dans la province, qui a marqué une étape décisive dans la décentralisation opérationnelle du projet. Il a notamment souligné l’importance accordée par le gouvernement provincial à la socialisation du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) et à la mise en œuvre effective de la stratégie Genre et Violences basées sur le genre (VBG).
Pour le représentant du gouverneur, ces instruments ne constituent pas de simples formalités administratives. Ils doivent contribuer à préserver la dignité des bénéficiaires, à prévenir les abus et à promouvoir une justice environnementale et sociale équitable.
Le ministre provincial a par ailleurs appelé les participants à privilégier la franchise, la confiance mutuelle, la solidarité et l’esprit de résultat. Les décisions issues de cette session devront, selon lui, contribuer à déterminer le rythme et la qualité des interventions au cours des prochains mois.
Une attention particulière devra être portée aux femmes, aux jeunes et aux groupes les plus vulnérables, afin que les interventions du programme puissent produire un impact réel au sein des communautés.
Des recommandations pour préparer la seconde reunion À travers lexamen des activités des ALE, lévaluation de leur niveau davancement et les échanges entre les différentes parties prenantes, le Comité provincial de pilotage entend consolider les acquis tout en identifiant les obstacles susceptibles de ralentir la mise en uvre du programme.
Les recommandations issues de cette session devront contribuer à améliorer l’exécution des activités au cours de l’exercice 2026 et à préparer les prochaines échéances du PIFORES. La seconde réunion plénière, prévue en novembre 2026, devra notamment permettre d’examiner et d’approuver le Plan de travail et budget annuel (PTBA) pour l’exercice 2027.
À Matadi, le fil conducteur des différentes interventions se dessine donc avec netteté : faire du Comité provincial de pilotage un espace où les constats du terrain se transforment en décisions, et où les décisions produisent des résultats tangibles pour les populations.

Une ambition résumée par Alain Mambu, qui a appelé les participants à regarder dans une même direction : celle dun Kongo Central résilient face aux changements climatiques et prospère, où la préservation des ressources naturelles puisse aller de pair avec l’amélioration durable des conditions de vie des communautés.
La première réunion du COPIL PIFORES pour l’exercice 2026 s’inscrit ainsi dans une volonté de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de rapprocher davantage le pilotage institutionnel des réalités du terrain. Un impératif se dégage : transformer les orientations arrêtées autour de la table en actions concrètes au bénéfice des communautés.
Josué Muleli
