Une opération de contrôle menée mercredi 26 août 2026 dans plusieurs lieux de détention du territoire de Songololo a conduit à la libération de sept détenus. Initiée par l’administrateur du territoire, Evariste Kazadi Mukeba, cette mission visait notamment à vérifier la régularité des détentions et l’état des dossiers judiciaires.

Dans le territoire de Songololo, la question des conditions de détention s’est retrouvée au centre d’une mission d’inspection conduite par l’administration territoriale. Accompagné notamment du magistrat Joseph Kisimba Kabwelulu, ainsi que des membres du comité local de sécurité, l’administrateur du territoire Evariste Kazadi Mukeba s’est rendu, mercredi 26 août, dans plusieurs lieux de détention.
À Kimpese, au cachot du Camp de la Police, deux détenus ont été libérés après l’examen de leurs dossiers. À Kisonga, trois autres ont recouvré leur liberté. La mission s’est poursuivie jusqu’à Lufu-frontière, où deux détenus ont également été libérés.Au total, sept personnes ont ainsi quitté les lieux de détention à l’issue de cette opération.
Vérifier les procédures, au-delà des simples arrestations

L’objectif affiché de cette mission était de s’assurer que les détentions reposaient sur des procédures conformes aux dispositions en vigueur. Les autorités territoriales souhaitaient notamment identifier d’éventuelles irrégularités, dont des cas de maintien en détention au-delà des délais prévus ou des dossiers nécessitant un réexamen.
« Une personne peut avoir commis une infraction, mais toute infraction ne conduit pas automatiquement à la détention », a expliqué Evariste Kazadi Mukeba, insistant sur la nécessité de respecter les procédures dans le traitement des dossiers.

La présence du magistrat Joseph Kisimba Kabwelulu parmi les accompagnateurs de l’administrateur territorial illustre également la dimension judiciaire de cette démarche, destinée à examiner les situations individuelles des personnes détenues.
Un appel à une responsabilité partagée

Au-delà des libérations enregistrées, l’administrateur du territoire a appelé à une meilleure collaboration entre la population et les services de sécurité.Pour Evariste Kazadi Mukeba, la sécurité ne saurait reposer sur un rapport de confrontation entre citoyens et forces de l’ordre. Elle suppose, au contraire, une coopération permettant de prévenir les infractions tout en garantissant le respect des droits des personnes interpellées.

La mission a également permis de rappeler aux officiers de police judiciaire l’importance de la collaboration avec le ministère public dans la qualification des infractions et le suivi des procédures.
Le contrôle des détentions comme enjeu de confiance

Cette opération intervient alors que les conditions d’arrestation et de détention constituent régulièrement un sujet de préoccupation dans plusieurs territoires. À Songololo, l’initiative entend ainsi inscrire le contrôle des lieux de détention dans une logique de suivi administratif et judiciaire.
En procédant à la vérification des dossiers et à la libération de personnes dont les situations ne justifiaient plus le maintien en détention, l’administration territoriale affiche une volonté de rapprocher l’action sécuritaire du respect des procédures.

La mission menée à Kimpese, Kisonga et Lufu-frontière aura finalement permis de remettre sept détenus en liberté, tout en relançant le débat sur la nécessité d’un contrôle régulier des lieux de détention et d’une meilleure articulation entre administration, police, justice et population.
Josué Muleli
