Trois attaques visant des médecins en l’espace de quelques mois ont poussé la cellule de l’Ordre des médecins du territoire de Songololo à descendre dans la rue. Une marche pacifique a été organisée ce lundi 28 septembre 2026 à Kimpese pour dénoncer l’insécurité qui touche le personnel de santé et réclamer des mesures de protection renforcées.
Le cortège est parti du bureau de la zone de santé de Kimpese en direction du bâtiment administratif de l’ex-cité. Les manifestants ont emprunté la RN1, notamment au niveau de la bifurcation de la CINAT, avant de poursuivre leur parcours jusqu’au point de chute de la mobilisation.

Des bâches et banderoles portées par les manifestants affichaient notamment le message « Stop au braquage ». D’autres messages interpellaient directement le chef de l’État sur la nécessité d’agir face aux attaques visant les professionnels de santé. La marche s’est déroulée en présence des éléments de la police.
Au point de chute de la marche, le Dr Tatas a lu le mémorandum de la cellule de l’Ordre des médecins devant les autorités politico-administratives et sanitaires du territoire de Songololo. Evariste Kazadi Mukeba, administrateur du territoire de Songololo, figurait parmi les autorités présentes, aux côtés notamment des éléments de la police.

Le document dénonce une série de braquages ayant ciblé trois médecins, dont deux à leur domicile et un sur la voie publique. Les médecins y font état de préjudices matériels et moraux et soulignent l’impact de ces attaques sur le sentiment de sécurité indispensable à l’exercice de leur profession. Ils demandent, en conséquence, un renforcement des mesures de sécurité autour du personnel de santé.
La chronologie des incidents remonte au mois de juillet. Le Dr Mavakala a été braqué à son domicile à Lukala, dans le territoire de Mbanza-Ngungu. En août, le Dr Emery a été victime d’un braquage sur la voie publique. En septembre, le Dr Delphin Mpanzu, médecin à l’Hôpital général de référence IME Kimpese, a été attaqué à son domicile au camp des cadres de l’IME et blessé au cours de l’incident.

La mobilisation ne se limite donc pas au cas du Dr Mpanzu. Elle intervient dans un contexte marqué, selon les médecins, par une succession d’attaques visant des membres du personnel de santé dans différents points du Kongo Central. À travers leur démarche, ils entendent attirer l’attention des autorités sur la protection des professionnels appelés à exercer leurs fonctions dans ces conditions.
À travers cette marche et le mémorandum remis aux autorités, les médecins de Songololo demandent une réponse aux attaques dénoncées et le renforcement de leur sécurité. Leur mobilisation remet également au premier plan la question plus large de la sécurité des personnes et des biens à Kimpese et dans l’ensemble du Kongo Central.

Josué Muleli
