La coalition d’opposition C64 a vivement réagi à la décision de la Cour constitutionnelle ayant déclaré conforme à la Constitution la loi portant modalités d’organisation du référendum, tout en l’assortissant de réserves d’interprétation sur plusieurs dispositions. Dans un communiqué rendu public après l’arrêt de la haute juridiction, la plateforme politique rejette cette décision et réaffirme son opposition au texte, communément désigné sous l’appellation de « loi Ngondankoy ».
La réaction de la C64 intervient quelques heures après que la Cour constitutionnelle a ouvert la voie à la promulgation de cette loi par le président de la République. Si la haute juridiction a validé l’essentiel du texte, elle a toutefois formulé des réserves d’interprétation sur plusieurs articles afin d’en préciser la portée au regard des exigences constitutionnelles.
Dans son communiqué, la coalition estime que sa position, déjà exprimée dans une précédente déclaration datée du 20 juillet, demeure inchangée. Elle considère que la décision de la Cour ne remet pas en cause les préoccupations qu’elle avait soulevées autour du contenu et des implications de cette législation.
La plateforme appelle, par ailleurs, ses membres, ses sympathisants ainsi que les Congolais vivant sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora à rester « mobilisés, vigilants et solidaires ». Elle fixe également un nouveau rendez-vous politique au 15 août, présenté comme une étape importante dans la poursuite de son action.
Cette prise de position illustre la persistance des divergences entre une partie de l’opposition et les institutions sur la question du référendum. Alors que le processus législatif se poursuit, le débat continue de s’articuler autour des enjeux constitutionnels, politiques et institutionnels liés à cette réforme.
L’arrêt de la Cour constitutionnelle constitue, sur le plan juridique, une étape déterminante vers la promulgation de la loi. Sur le terrain politique, en revanche, les réactions qu’il suscite témoignent d’un climat de fortes sensibilités autour de l’avenir du cadre référendaire en République démocratique du Congo (RDC).
À l’approche de l’annonce d’un dialogue national inclusif, cette nouvelle séquence pourrait nourrir davantage les échanges entre les différents acteurs politiques. Les prochaines semaines permettront de mesurer l’évolution des positions des parties prenantes et les conséquences de cette décision sur le débat public.
Entre validation juridique du texte et contestation politique de son opportunité, le dossier de la loi référendaire s’impose désormais comme l’un des principaux marqueurs de l’actualité institutionnelle congolaise, dans un contexte où les équilibres démocratiques et le respect de l’État de droit demeurent au cœur des attentes.
LA RÉDACTION
