Un important incendie a frappé, ce vendredi 11 septembre 2026, le site d’Incat, à Moanda, dans la province du Kongo Central. Dans cet espace consacré notamment au stockage, au chargement et au transit de produits pétroliers, les flammes ont rapidement transformé une partie des installations en un vaste théâtre de désolation.
D’après les témoignages, le feu aurait pris lors d’une opération de chargement impliquant une moto-pompe, avant de gagner des matières inflammables présentes sur le site. Cette hypothèse, rapportée dans les premières heures du sinistre, reste toutefois à confirmer par les autorités compétentes, qui devront déterminer avec précision l’origine et les circonstances de l’incendie.

À mesure que le feu progressait, plusieurs stocks de carburant et autres marchandises ont été touchés. Des bidons de carburant ont notamment été détruits, entraînant des pertes considérables pour plusieurs opérateurs présents à Incat. L’ampleur exacte des dommages matériels demeure encore en cours d’évaluation.
Derrière les installations endommagées et les marchandises consumées, ce sont surtout des commerçants et opérateurs qui ont vu disparaître, en quelques instants, une partie parfois importante de leurs biens. Sur place, la détresse était palpable : aux cris et aux mouvements de panique ont succédé les pleurs de personnes confrontées à la perte brutale de leurs marchandises.

Pour ces opérateurs, le sinistre ne se résume pas à des bidons ou à des stocks réduits en cendres. Il représente aussi des investissements partis en fumée et, pour certains, une incertitude immédiate quant à la reprise de leurs activités. Le montant global des pertes financières n’est pas encore connu.
Situé dans le secteur d’Assolongo, dans le groupement de Kinlau, à proximité du village de Kifuku, Incat constitue un point important d’échanges et de transit entre la République démocratique du Congo et l’Angola. Son activité est notamment marquée par le stockage et la circulation de produits pétroliers, ce qui explique la particulière sensibilité du site face aux risques d’incendie.

Pour l’heure, aucune évaluation définitive ne permet encore de mesurer l’ensemble des conséquences du sinistre. Les circonstances exactes de l’incendie, l’étendue des destructions et l’éventuel bilan humain restent notamment à établir sur la base d’informations officielles.
À Incat, ce vendredi, les flammes ont donc laissé derrière elles bien plus que des installations endommagées : elles ont laissé des stocks détruits, des pertes lourdes et des opérateurs plongés dans le désarroi. L’heure est désormais à l’évaluation des dégâts et à l’établissement des responsabilités, dans l’attente d’un bilan précis des autorités.

Josué Muleli
