Dossier des incidents à Matadi : le commissaire José Mbayi condamné à 5 ans pour violation des consignes

À Matadi, le verdict tombe après les incidents du 7 au 8 septembre.

Ntemo
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Le commissaire principal José Mbayi Wa Mbayi, qui dirigeait le commissariat de Matadi au moment des faits, a été condamné ce vendredi 11 septembre 2026 à cinq ans de servitude pénale principale pour violation des consignes en temps de paix. Le Tribunal militaire de garnison de Matadi a rendu son verdict au terme du procès en flagrance ouvert après les incidents survenus dans la nuit du 7 au 8 septembre à la maison communale de Matadi.

La juridiction militaire a également infligé au prévenu une amende de 200.000 francs congolais, assortie d’une contrainte par corps de six mois à défaut de paiement dans un délai de huit jours francs. Sa détention a été confirmée.

La condamnation de José Mbayi ne porte pas sur le tir mortel ayant coûté la vie au motocycliste Joseph Olamba. Le commissaire répondait devant le Tribunal de ses propres obligations en tant que responsable du commissariat, notamment au regard des consignes encadrant le dispositif de sécurité et la gestion des armes de son unité.

Sur le volet civil, le Tribunal a déclaré recevables les actions introduites par les différentes parties civiles, mais s’est déclaré incompétent pour statuer sur les demandes en réparation. Celles-ci concernent notamment les préjudices liés aux 32 engins incendiés ou endommagés au cours des incidents.

Le verdict intervient alors que le ministère public avait sollicité 10 ans de servitude pénale principale contre José Mbayi Wa Mbayi. Le Tribunal a finalement retenu une peine de cinq ans. Dans un autre volet de l’affaire, le brigadier en chef Dodo Kitenge est cité comme l’agent ayant mortellement tiré sur Joseph Olamba. Toujours en fuite, il n’a pas été jugé dans le cadre de cette procédure.

Les événements avaient éclaté après la mort par balle du motocycliste, à la suite d’une altercation avec un agent de la Police nationale congolaise. Le décès avait été suivi de violences et de dégradations, avec plusieurs véhicules et motos incendiés ou endommagés. La condamnation de José Mbayi tranche ainsi le volet pénal le concernant, tandis que les demandes de réparation civile restent sans décision sur le fond.

Lecture du verdict

MM – NTEMO CD

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