Depuis la plénière de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, tenue le mercredi 12 novembre 2025, l’absence du Gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo a suscité de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Alors que certains députés dénonçaient ce qu’ils qualifiaient de « mépris institutionnel », l’ancienne députée nationale Nelly Muinga est intervenue pour replacer le débat dans un cadre juridique et institutionnel.

Selon Nelly Muinga, cette polémique mérite d’être analysée à la lumière de la Constitution et des pratiques administratives en vigueur. Elle rappelle que le Gouverneur d’une province est en principe tenu de répondre aux convocations de l’Assemblée provinciale et d’expliquer sa politique générale. Toutefois, lorsque le Président de la République convoque un Gouverneur pour une mission nationale, cette obligation prime sur les séances provinciales.
« Lorsqu’un Gouverneur est appelé par le Chef de l’État à la même heure qu’une plénière, il doit se rendre à l’invitation présidentielle. Dans ce cas, il est d’usage qu’il notifie officiellement son absence et demande un report. Si cette procédure est respectée, aucune faute ne peut être retenue », a expliqué Nelly Muinga.

L’experte en droit et ancienne parlementaire souligne que le respect de ces règles permet d’éviter les interprétations erronées et les tensions inutiles entre les institutions provinciales et nationales. Selon elle, le Kongo-Central a besoin d’un dialogue constructif et d’une collaboration harmonieuse entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif pour assurer la stabilité et le développement de la province.
Elle insiste enfin sur l’importance de privilégier le bon fonctionnement des institutions plutôt que de se laisser emporter par des polémiques. Pour Nelly Muinga, replacer le débat sur le terrain du droit et de la pratique administrative est une manière de protéger la province contre des conflits institutionnels potentiellement nuisibles.
Josué Muleli
