La sécurité des conducteurs de motos-taxis suscite de nouvelles inquiétudes dans le territoire de Songololo, au Kongo Central. Un motocycliste a été tué par balle aux alentours de 12 heures, ce mardi 3 novembre 2026, à Kimpese, après avoir été attiré dans un piège par des individus qui se seraient présentés comme des clients. Le drame s’est produit sur l’axe routier menant à l’entreprise cimentière CICO.
À en croire les informations recueillies et recoupées, les présumés assaillants auraient sollicité les services de la victime pour une course en direction de la cimenterie CICO. Ce qui semblait être une prestation ordinaire de transport a, en réalité, dissimulé un guet-apens destiné à s’emparer de sa moto. Le mode opératoire rapporté laisse ainsi entrevoir une attaque préparée sous couvert d’une demande de transport.
Au cours de cette opération, le conducteur a été abattu par balle. Sa moto, présentée comme neuve, aurait constitué la cible principale des assaillants. D’après les éléments communiqués, cet engin venait de lui être remis par un opérateur économique afin de lui permettre d’exercer une activité génératrice de revenus dans le secteur du transport par moto-taxi. Un outil de travail dont il venait à peine de prendre possession.
La nouvelle de ce meurtre a provoqué émotion et indignation au sein de la population locale. Au-delà de la perte en vies humaines, cet acte ravive les préoccupations relatives à la sécurité des conducteurs de deux-roues, dont l’activité les expose quotidiennement à des déplacements et à des sollicitations parfois difficiles à vérifier. La possibilité d’être pris pour cible sous le prétexte d’une simple course accentue davantage ce sentiment de vulnérabilité.
Face à ce drame, des voix s’élèvent pour réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances du meurtre et que les personnes impliquées soient identifiées et répondent de leurs actes devant la justice. L’enjeu dépasse désormais la seule récupération de la moto : il concerne également la protection des personnes qui dépendent de cet outil pour assurer leur subsistance.
LA RÉDACTION
