L’espoir d’une révision des frais scolaires se heurte, pour l’heure, au maintien de l’arrêté provincial en vigueur. À l’Assemblée provinciale du Kongo Central, le dossier reste ouvert, mais aucune nouvelle mesure n’a encore été annoncée. Réunis en plénière ce mercredi sous la présidence de Papy Mantezolo Diatezua, les députés ont été informés des conclusions de la réunion interinstitutionnelle consacrée à cette question sensible pour les familles et les acteurs de l’éducation.
Selon le compte rendu présenté par le rapporteur de l’Assemblée provinciale, Billy N’tunga Zenga, l’arrêté pris par le gouverneur du Kongo Central fixant les frais scolaires demeure applicable pour le premier trimestre de l’année scolaire 2026-2027. Cette décision de maintien intervient dans un contexte marqué par les préoccupations soulevées autour du niveau des frais exigés dans les établissements scolaires de la province.

À l’origine de cette séquence parlementaire figure la question orale avec débat initiée par le député provincial Guylain Panzu Tsasa, qui avait interpellé les autorités sur les frais scolaires de l’année en cours. Si le dossier a donné lieu à des échanges institutionnels, les conclusions présentées en plénière ne font état d’aucune révision immédiate de l’arrêté. Pour les familles qui espèrent un éventuel allègement, l’issue reste donc incertaine.
La piste retenue consiste désormais à mettre en place un nouveau cadre de concertation réunissant les différents acteurs du secteur éducatif, notamment les sous-PROVED, les inspecteurs principaux provinciaux (IPP) et les responsables de la Direction nationale de contrôle, de préparation et de paie des enseignants (DINACOP). L’objectif est d’examiner les incohérences relevées, de rapprocher les positions et de dégager un consensus susceptible d’éclairer le gouverneur dans l’élaboration d’un éventuel nouvel arrêté.
Cette démarche ouvre la voie à une réévaluation du dossier, sans toutefois en garantir l’issue. Aucun calendrier précis ni aucune nouvelle grille tarifaire n’ont été annoncés dans les éléments présentés à la plénière. Le maintien de l’arrêté pour le premier trimestre et la perspective d’une concertation constituent ainsi les deux principales orientations communiquées aux députés, alors que les attentes autour du coût de la scolarité demeurent au centre du débat.

Au-delà de la procédure institutionnelle, la question engage un enjeu social majeur : l’équilibre entre les frais demandés aux parents, les besoins de fonctionnement des établissements et les conditions d’enseignement. Les consultations annoncées devront permettre de confronter ces différentes préoccupations, sans préjuger des conclusions auxquelles les parties pourraient parvenir.
Pour l’heure, le statu quo prévaut. La révision de l’arrêté dépendra des conclusions du cadre de concertation et des décisions que prendra ensuite le gouverneur de province. Entre maintien de la mesure actuelle et perspective d’ajustement, le dossier des frais scolaires au Kongo Central reste donc sans dénouement définitif.
Josué Muleli
