RDC : « Oui je le veux », la jeunesse porte ses ambitions politiques et sociales auprès de Tshisekedi

La jeunesse congolaise formalise ses priorités et entend peser davantage sur l’avenir politique et social de la RDC.

Ntemo
By

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a reçu, jeudi 13 août, à la Cité de l’Union africaine, la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique, Grâce Émie Kutino. Au centre de cette rencontre : la remise officielle au chef de l’État du cahier des charges de la jeunesse congolaise, fruit d’une consultation nationale présentée comme inclusive.

Élaboré à l’issue d’échanges menés dans les provinces et auprès de la diaspora, ce document compile les principales préoccupations exprimées par les jeunes Congolais. L’emploi, l’entrepreneuriat, l’accès aux opportunités ainsi qu’une participation accrue à la gouvernance figurent parmi les priorités retenues. Derrière ces revendications se dessine une même attente : celle d’une jeunesse qui entend prendre part à la définition des politiques qui engagent son avenir, plutôt que d’en être la simple bénéficiaire.

Le cahier des charges ne se limite toutefois pas aux questions socio-économiques. À travers la campagne « Oui je le veux », les jeunes ont également exprimé leur volonté de s’impliquer dans les transformations institutionnelles envisagées dans le pays, notamment autour des réformes et du débat sur une nouvelle Constitution. Cette démarche entend faire remonter leurs aspirations dans un processus politique dont les contours pourraient durablement façonner la vie nationale.

La remise du document à Félix-Antoine Tshisekedi a ainsi constitué un acte à la fois institutionnel et symbolique. Elle a placé sur la table du pouvoir les attentes d’une génération en quête de perspectives, mais aussi de responsabilités et d’espaces de participation. L’enjeu, désormais, réside dans la capacité des institutions à donner une traduction concrète aux recommandations formulées au terme de cette consultation.

Au-delà du cadre protocolaire de la Journée internationale de la jeunesse, le rendez-vous du 13 août aura donc surtout posé une question de fond : celle de la capacité à transformer une expression collective en décisions publiques et des aspirations en résultats tangibles. Pour les jeunes Congolais, le cahier des charges remis au chef de l’État se présente désormais comme une feuille de route soumise au débat national.

MM – NTEMO CD

Share This Article