Hausse des frais scolaires au Kongo Central : Guylain Panzu interpelle Jean Kimboko par une question orale avec débat

Frais scolaires au Kongo Central : la nouvelle grille au cœur du débat parlementaire

Ntemo
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La controverse autour de la nouvelle grille des frais scolaires dans le Kongo Central franchit un nouveau cap. Quelques heures après l’ouverture de la session parlementaire du 30 septembre, une correspondance datée du même jour, portant une question orale avec débat adressée au ministre provincial de l’Éducation, Jean Kimboko Ndombasi, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux.

Signée par le rapporteur adjoint de l’Assemblée provinciale, Panzu Tsasa Mangovo Guylain, la correspondance a été transmise au président de l’organe délibérant. Elle porte sur la fixation des taux des frais de scolarité applicables dans les établissements maternels, secondaires et techniques, publics comme privés, pour l’année scolaire 2026-2027.

Cette initiative intervient quelques jours après la signature, le 18 septembre, de l’arrêté provincial fixant les nouveaux montants. Signé par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo et contresigné par le ministre provincial de l’Éducation Jean Kimboko Ndombasi, le texte établit différents taux selon les niveaux et les filières d’enseignement.

Les frais du premier trimestre s’élèvent notamment à 69.200 francs congolais pour la maternelle ainsi que pour les 7ᵉ et 8ᵉ années de l’éducation de base. Dans l’enseignement technique, ils peuvent atteindre 82.200 francs congolais pour la technique industrielle.

À travers cette question orale avec débat, les élus provinciaux pourraient notamment demander des explications sur le processus ayant conduit à la fixation de ces montants, leurs justifications ainsi que les modalités de leur application dans les établissements concernés. Le ministre provincial de l’Éducation sera appelé à répondre devant la représentation provinciale.

Le gouvernement provincial soutient, pour sa part, que la nouvelle grille résulte d’un processus ayant impliqué plusieurs acteurs du secteur éducatif. Le ministère provincial affirme notamment que des représentants des parents ont participé aux travaux ayant contribué à l’élaboration de la proposition relative aux frais scolaires.

L’initiative parlementaire intervient alors que la nouvelle tarification suscite déjà des réactions parmi des parents et certains acteurs de la société civile. Le débat porte notamment sur l’équilibre entre les besoins de fonctionnement des établissements, les objectifs de qualité de l’enseignement et le coût supporté par les familles.

Avec cette question orale, la fixation des frais scolaires pour l’année 2026-2027 quitte désormais le seul cadre administratif pour s’installer au cœur du débat parlementaire provincial. Quelles explications Jean Kimboko Ndombasi apportera-t-il aux élus sur les montants arrêtés et sur le processus ayant conduit à leur fixation ?

Josué Muleli

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