En mission officielle à Bruxelles depuis le mercredi 23 septembre 2026, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a placé les infrastructures du Kongo Central au cœur de son échange avec les investisseurs belges et la diaspora congolaise. Devant son auditoire, le ministre a présenté plusieurs projets destinés à renforcer les connexions routières et logistiques de la province, dans le cadre d’une RDC présentée comme un vaste chantier d’infrastructures.
Parmi les projets évoqués figure l’autoroute Moanda-Kinshasa, appelée à accompagner le développement du futur port en eau profonde de Banana. Ce projet portuaire constitue l’un des principaux volets de cette feuille de route dans le Kongo Central. Le gouvernement prévoit la mise en service du premier quai, long de 600 mètres, en mars 2027, selon le calendrier présenté à Bruxelles.
Le réseau routier n’est pas en reste. John Banza Lunda a notamment cité les travaux engagés sur les RN12 et RN16 dans le Kongo Central, ainsi que la situation de la RN1, axe national de quelque 3.300 kilomètres reliant notamment Moanda à Sakania. Selon les données présentées par le ministre, environ 400 kilomètres resteraient à bitumer sur cet itinéraire.

À travers ces différents projets, l’exécutif congolais entend renforcer les liaisons entre le Kongo Central, Kinshasa et les autres pôles économiques du pays. L’enjeu dépasse ainsi la seule construction de routes : il touche également à la circulation des marchandises, à l’accès aux infrastructures portuaires et à la structuration de futurs corridors de transport.
La rencontre de Bruxelles intervient dans cette logique de recherche de partenaires et de capitaux pour accompagner les grands travaux annoncés. Le ministre a également présenté d’autres projets nationaux, dont le pont route-rail Kinshasa-Brazzaville, dont le lancement est annoncé pour début 2027.
Pour le Kongo Central, l’équation est désormais clairement posée : connecter Moanda à Kinshasa, renforcer le réseau routier provincial et faire de Banana une pièce maîtresse du dispositif portuaire congolais. Les prochaines échéances permettront surtout de mesurer la traduction concrète de cette feuille de route en travaux effectivement réalisés.
Josué Muleli
