Songololo, 5 août 2026 – Une affaire foncière présumée attire l’attention dans la cité de Songololo Km5, située dans le territoire de Songololo, province du Kongo Central. En cause : une portion de terre localisée à proximité immédiate des installations de la Police, dont la présumée vente soulève des interrogations sur les circonstances de la transaction, l’identité des parties impliquées et la régularité des démarches administratives y relatives.
Dans une enquête menée par Joli Toko, journaliste d’investigation, plusieurs éléments ont été portés à la connaissance du public à travers une interview téléphonique accordée par Constant Mamvidila Ndomanuel, ancien ministre provincial du Kongo Central en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Celui-ci affirme que des travaux de construction seraient en cours sur cet espace situé entre les bureaux administratifs de la Police, le bureau du Major et une toilette publique.

Selon les déclarations recueillies, cette portion de terre aurait été cédée à un acquéreur dont l’identité n’a pas été rendue publique. Cette situation soulève plusieurs interrogations, notamment sur la nature juridique de cet espace, l’origine des droits invoqués par les parties concernées ainsi que les éventuelles autorisations administratives ayant encadré les travaux observés sur le site.
Toutefois, à ce stade, aucune information officielle ne permet de confirmer les modalités exactes de cette présumée transaction ni d’établir l’existence d’une quelconque irrégularité. Les autorités compétentes restent attendues pour apporter les éclaircissements nécessaires et permettre une meilleure compréhension du dossier.

De son côté, Joli Toko, journaliste d’investigation, a plaidé pour que les autorités compétentes se saisissent du dossier afin de procéder aux vérifications nécessaires et d’établir les faits autour de cette présumée transaction. Il a également sollicité l’implication des notables de Songololo, ainsi que du président de la notabilité locale, afin de contribuer à une meilleure compréhension de la situation et à la recherche d’une solution concertée face aux préoccupations exprimées.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes liées à la gestion des espaces fonciers dans le Kongo Central, en général et en particulier, dans le territoire Songololo. Au-delà de ce cas particulier, elle relance le débat sur la préservation des espaces affectés aux services publics et sur la nécessité d’une gestion transparente du patrimoine collectif.

Il convient de rappeler, par ailleurs, qu’une situation similaire avait déjà suscité des interrogations quelques mois auparavant dans l’ancienne cité de Kimpese, où des chauffeurs et des habitants avaient constaté, un matin, l’installation d’un hangar sur le parking situé le long de la RN1. Cette occupation soudaine d’un espace jusque-là identifié comme aire de stationnement avait provoqué plusieurs réactions et alimenté des questionnements sur les conditions de son installation.
La situation avait finalement été clarifiée à la suite de l’intervention de l’administrateur du territoire de Songololo, Évariste Kazadi, qui avait engagé des échanges avec un opérateur économique de la place. Une mise au point avait alors permis d’établir que l’occupation de cet espace reposait sur un accord avec l’autorité territoriale, dans le cadre de l’exercice des activités économiques de cet opérateur.

Ces différents épisodes soulignent l’importance d’une communication claire et proactive des autorités ainsi que des acteurs concernés dans la gestion des espaces publics et fonciers, afin de prévenir les incompréhensions et de renforcer la confiance au sein de la communauté.
NTEMO CD
