Regain d’insécurité à Matadi : un vendeur de téléphones blessé par balles lors d’un braquage attribué à de faux policiers sur la route OEBK

À Matadi, l’attaque armée contre un vendeur de téléphones sur la route OEBK relance les inquiétudes autour de l’insécurité urbaine et des criminels opérant sous uniforme.

Ntemo
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Une nouvelle attaque armée est venue raviver les inquiétudes autour de la sécurité urbaine à Matadi. Dans la nuit du samedi 16 mai, Hardy Ngola, vendeur de téléphones exerçant habituellement au centre-ville près de l’église catholique, a été blessé par balles lors d’un braquage survenu derrière les escaliers Muller Luthelo, sur la route OEBK, dans le quartier Ville-Haute.

D’après des témoignages recueillis dans le voisinage, l’agression s’est produite aux alentours de 22 heures, au moment où la victime regagnait son domicile. Les assaillants, au nombre de cinq selon plusieurs habitants, portaient des tenues assimilées à celles de la police. Ils auraient profité d’une coupure d’électricité ayant plongé le secteur dans l’obscurité pendant plusieurs minutes pour passer à l’acte.

Au cours de l’attaque, deux coups de feu ont été tirés sur la victime, dont une balle qui l’a atteinte à la cuisse gauche. Les auteurs présumés se seraient ensuite emparés d’un lot de téléphones, notamment plusieurs iPhones estimés à environ 4.000 dollars américains, de plusieurs appareils Android ainsi que d’une somme de 700 dollars en espèces, avant de disparaître dans la nuit.

Admis en urgence à l’hôpital provincial de Kinkanda, Hardy Ngola y reçoit actuellement des soins médicaux. D’après des sources proches de son entourage, son état nécessite une surveillance médicale, tandis qu’aucune communication officielle n’avait encore été faite sur l’évolution de l’enquête au moment de la rédaction de cet article.

Dans plusieurs quartiers de Matadi, cette nouvelle agression alimente davantage le climat de psychose qui s’installe progressivement dans la ville. Entre coupures répétées d’électricité, zones plongées dans l’obscurité et multiplication d’attaques nocturnes, de nombreux habitants disent redouter une criminalité de plus en plus audacieuse, opérant parfois sous l’apparence d’agents des forces de sécurité.

NTEMO CD

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