Après plusieurs semaines marquées par des perturbations dans la fourniture d’électricité, la Lutte pour le Changement (LUCHA) annonce avoir obtenu des engagements de la Société nationale d’électricité (SNEL SA) visant à améliorer la desserte électrique dans la ville de Matadi, chef-lieu du Kongo Central.
À l’issue d’une audience avec la Direction régionale de la SNEL au Kongo Central, les représentants du mouvement citoyen indiquent avoir reçu des explications sur les contraintes techniques à l’origine des interruptions répétées ainsi que sur les mesures envisagées pour renforcer la stabilité du réseau électrique.

Selon Christian Bongili, militant de la LUCHA, un calendrier d’interventions techniques a été présenté par les responsables de la SNEL. Celui-ci prévoit, dès le mois prochain, le renforcement de plusieurs cabines électriques afin d’augmenter leur capacité, ainsi que des travaux sur certaines grandes installations de moyenne tension, notamment au niveau de la cabine de Mpozo. Ces opérations devraient se poursuivre jusqu’en décembre.
D’après les informations communiquées par la LUCHA à l’issue de cette rencontre, ces actions devraient permettre une réduction significative du délestage à Matadi, estimée à environ 80%. Le mouvement citoyen considère ces engagements comme une étape importante dans la recherche de solutions face aux difficultés persistantes rencontrées par les ménages et les opérateurs économiques.

« Notre démarche visait à obtenir des réponses et à contribuer à la recherche de solutions. La SNEL nous a présenté les aspects techniques ainsi qu’un calendrier de travail. Nous sommes satisfaits des engagements pris, tout en restant attentifs à leur mise en œuvre », a déclaré Christian Bongili, militant de la LUCHA.
Tout en saluant les perspectives annoncées, la LUCHA affirme qu’elle maintiendra son suivi jusqu’à l’amélioration effective de la qualité de la desserte électrique. Le mouvement appelle également la population à collaborer avec les équipes techniques de la SNEL, tout en restant vigilante face aux personnes qui se présenteraient comme des agents de l’entreprise sans justificatifs officiels.
Josué Muleli
