Convoqués à Kinshasa pour consultations, puis laissés en attente : Papy Mantezolo et six élus du Kongo Central face au départ du VPM pour Bruxelles

Quand les consultations politiques croisent les impératifs diplomatiques : le tempo institutionnel interroge.

Ntemo
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La scène politique liée aux consultations engagées autour de la crise institutionnelle au Kongo Central prend une tournure qui alimente désormais commentaires, lectures croisées et spéculations dans les milieux politiques de la capitale.

Dans le cadre de la recherche d’une issue à la tension persistante au sein de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, avait convoqué à Kinshasa le président de l’organe délibérant provincial, Papy Mantezolo, ainsi que six députés provinciaux.

Ces consultations, présentées comme un cadre de dialogue institutionnel visant à apaiser les tensions et à restaurer un fonctionnement harmonieux des institutions provinciales, devaient permettre de poursuivre les échanges entamés entre les différentes parties prenantes. Mais au moment où les élus concernés étaient attendus dans la dynamique de poursuite des discussions, le membre du gouvernement a quitté Kinshasa pour Bruxelles, où il prend part à une conférence internationale consacrée à la gouvernance locale de la sécurité.

Ce déplacement intervient dans un agenda diplomatique parallèle, alors que les consultations internes amorcées à Kinshasa restent au centre des attentes politiques et institutionnelles. Dans les couloirs politiques, cette simultanéité entre convocation des acteurs provinciaux et déplacement à l’étranger du principal animateur du dossier suscite différentes interprétations.

Certains y voient une simple concordance d’agenda liée aux obligations internationales du gouvernement, tandis que d’autres s’interrogent sur le rythme et la continuité du processus de médiation.Sur le terrain institutionnel, la situation au Kongo Central demeure marquée par des tensions au sein de l’Assemblée provinciale, nécessitant un encadrement politique soutenu afin d’éviter une paralysie durable de l’organe délibérant.

Dans ce contexte, l’absence temporaire du principal interlocuteur gouvernemental, au moment où les élus étaient attendus dans la continuité des consultations, relance le débat sur la coordination et la lisibilité du processus engagé. Reste désormais à savoir si les discussions reprendront immédiatement après le retour du VPM de Bruxelles, ou si un réaménagement du calendrier des consultations sera nécessaire pour poursuivre le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes.

Josué Muleli

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