Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce mercredi 15 juillet 2026 à N’Djamena, au Tchad, pour participer au Forum africain de l’eau, une rencontre continentale consacrée aux défis liés à la gestion durable des ressources hydriques en Afrique. Invité par son homologue tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, le Chef de l’État congolais prend part à ces travaux qui se tiennent du 15 au 16 juillet.
Au centre des échanges figurent la mobilisation des investissements, le développement des infrastructures hydrauliques ainsi que la recherche de solutions adaptées face aux conséquences du changement climatique sur l’accès à l’eau. Ce rendez-vous réunit plusieurs acteurs africains autour d’un enjeu devenu stratégique pour le continent : garantir une disponibilité durable de cette ressource essentielle aux populations et aux économies nationales.

La participation de Félix Tshisekedi intervient alors que la RDC dispose d’un potentiel hydrique considérable, grâce notamment à son vaste réseau hydrographique et à ses importantes réserves en eau douce. À travers sa présence à N’Djamena, Kinshasa entend faire valoir les opportunités qu’offre ce patrimoine naturel, tout en contribuant aux réflexions sur une meilleure gouvernance de l’eau en Afrique.
Au-delà des questions environnementales, cette visite de travail traduit également la volonté de la RDC et du Tchad de consolider leurs relations bilatérales. Les présidents Félix Tshisekedi et Mahamat Idriss Déby Itno doivent notamment tenir une rencontre en tête-à-tête après l’ouverture des travaux du forum, avec l’objectif d’examiner les perspectives de coopération entre les deux pays.

Le Chef de l’État congolais est accompagné du ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, ainsi que du directeur général de la Régideso. Cette délégation souligne l’importance accordée par Kinshasa aux questions liées à l’accès à l’eau, à l’amélioration des services publics hydrauliques et au développement des infrastructures du secteur.
À N’Djamena, la RDC entend ainsi porter une voix fondée sur son potentiel naturel, mais également sur une ambition continentale : faire de l’eau un facteur de stabilité, de résilience climatique et de développement partagé pour les générations actuelles et futures.

Josué Muleli
