À Seke-Banza, dans le territoire du même nom au Kongo Central, le terrain Kokolo, principal espace destiné aux activités sportives de la cité, présente aujourd’hui des signes avancés de dégradation. Les tribunes, autrefois conçues pour accueillir les spectateurs, affichent une toiture largement détériorée par la corrosion, tandis que plusieurs éléments de la structure témoignent de nombreuses années sans réhabilitation.

Le constat est visible à travers l’état des installations. Les tôles de couverture sont perforées en plusieurs endroits, certaines sections de la charpente sont fragilisées, la végétation a progressivement envahi une partie des lieux et les infrastructures offrent désormais un environnement peu adapté à l’accueil du public comme à l’organisation d’événements sportifs.

Cette situation soulève également des préoccupations en matière de sécurité, à en croire le journaliste Degueme Vangu. L’état des tribunes expose les usagers à des risques potentiels, particulièrement lors des rassemblements, alors que le terrain demeure un espace de référence pour les activités sportives de la cité.

Au-delà de la seule dégradation des installations, c’est toute la dynamique sportive locale qui s’en trouve affectée. Les jeunes de Seke-Banza disposent de moins en moins d’un cadre répondant aux exigences minimales pour la pratique régulière du football et d’autres disciplines, limitant ainsi les possibilités d’encadrement, de compétition et d’éclosion des talents.

Le cas du terrain Kokolo s’inscrit dans une réalité plus large observée dans plusieurs entités du Kongo Central, où le déficit d’infrastructures sportives continue de peser sur le développement du sport de proximité. À Matadi, par exemple, le stade Lumumba demeure inachevé depuis plus d’une décennie, malgré les importantes ressources mobilisées au fil des différentes administrations provinciales.

À Seke-Banza, les attentes se tournent désormais vers les pouvoirs publics. Des habitants sollicitent l’implication du ministre provincial des Sports, Alain Mambu Luamba, originaire de ce territoire, afin d’accompagner la réhabilitation du terrain Kokolo. Ils plaident notamment pour la réfection des tribunes, le remplacement des poteaux et la remise en état progressive des infrastructures.

Pour la population, une telle intervention permettrait non seulement de renforcer la sécurité des spectateurs, mais aussi de redonner aux jeunes un espace digne de leur ambition sportive. Au-delà de l’aspect matériel, les habitants estiment que la renaissance du terrain Kokolo constituerait un signal fort en faveur de la promotion du sport, de l’encadrement de la jeunesse et du développement local dans cette partie du Kongo Central.
Josué Muleli
