Crash aérien à Kenge : trois jours de deuil national décrétés en RDC

Crash de Kenge : la RDC en deuil après la mort de deux hauts magistrats militaires

Ntemo
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Trois jours de deuil national seront observés en République démocratique du Congo après le crash aérien survenu vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango. La décision a été annoncée par le Gouvernement, qui prévoit également la mise en berne des drapeaux sur l’ensemble du territoire national à partir du lundi 28 septembre et jusqu’à l’inhumation des victimes.

L’accident a coûté la vie au lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et au lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Des membres de leur délégation ont également péri dans le crash. Le bilan officiel communiqué samedi fait état de 17 morts.

L’appareil effectuait le trajet de retour après une mission de service menée à Kikwit, dans la province du Kwilu. Le crash s’est produit à Kenge, chef-lieu du Kwango, alors que la délégation regagnait Kinshasa. Les premières informations communiquées après l’accident avaient fait état d’un bilan inférieur, avant son actualisation à 17 victimes.

Le site du crash aérien survenu à Kenge, dans la province du Kwango

La disparition simultanée des deux responsables intervient au sommet de la justice militaire congolaise. Joseph Mutombo Katalayi Tiende dirigeait la Haute Cour militaire, tandis que Lucien-René Likulia Bakumi exerçait les fonctions d’auditeur général des FARDC. Leur décès touche ainsi deux fonctions centrales de la juridiction militaire.

Sur le plan institutionnel, le Gouvernement a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’établir les faits, les circonstances et les causes de l’accident. Les autorités compétentes sont chargées de déterminer les conditions exactes dans lesquelles l’appareil s’est écrasé. Les premières informations faisant état d’éventuelles difficultés techniques de l’appareil ne permettent pas, à ce stade, d’établir la cause du crash. Les circonstances précises de l’accident restent donc soumises aux investigations en cours.

Le Gouvernement appelle par ailleurs la population au recueillement, à la retenue et à la dignité. Il recommande également de s’abstenir de diffuser des images ou de tenir des propos susceptibles de porter atteinte à la dignité des victimes ou d’accentuer la douleur de leurs proches. La mise en berne des drapeaux à partir du 28 septembre et les trois jours de deuil national doivent ainsi accompagner l’hommage rendu aux victimes, alors que les autorités poursuivent les démarches liées aux enquêtes et à l’organisation des obsèques.

Junior Mfumu

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