La Fédération Congolaise des Droits de l’Homme et de Développement (FCDHD) tire la sonnette d’alarme face à l’annonce de la réouverture imminente des postes de péage de Nsanda et Kifulu, situés sur l’axe routier Matadi–Boma, dans la province du Kongo Central.
Cette décision, actuellement au cœur des échanges entre une délégation de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) et le bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, serait justifiée par la nécessité de mobiliser des fonds pour l’entretien routier. Une justification que rejette fermement la FCDHD, qui y voit une manœuvre de plus pour « asphyxier le petit peuple », déjà accablé par une multiplicité de taxes.

L’organisation de défense des droits humains rappelle qu’une tentative similaire avait, dans un passé récent, provoqué une vive contestation populaire, causant la mort de plusieurs citoyens. Elle met en garde les autorités provinciales et nationales contre les risques de récidive d’une « révolution citoyenne » si cette décision venait à être appliquée.
Pour la FCDHD, l’État dispose déjà de mécanismes et de ressources suffisants pour financer l’entretien routier, notamment à travers les péages existants, le Fonds National d’Entretien Routier (FONER) et d’autres contributions publiques. Elle exhorte donc l’Assemblée provinciale et l’ACGT à renoncer à cette mesure impopulaire.

Enfin, la FCDHD appelle tous les usagers de la route et l’ensemble de la population du Kongo Central à la vigilance, et les invite à se tenir prêts à mener des actions citoyennes pacifiques, dans le respect de la Constitution, pour défendre leurs droits.
Exode Manonga
