Une onde de choc numérique secoue la sphère politico-médiatique congolaise depuis la matinée de ce jeudi 23 avril 2026. En cause : une note vocale devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle un individu tient des propos d’une rare virulence, mêlant injures, diffamation et accusations dénigrantes à l’endroit de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, après quelques jours de sa récente intervention sur TV5 Monde.
Face à cette dérive jugée grave et attentatoire à l’honneur d’une haute autorité de la République, Me Huguette Kalala, vice-présidente de la Ligue des femmes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), fédération de Songololo au Kongo Central, est sortie de son silence avec fermeté. Dans une déclaration au ton sans équivoque, elle condamne « des propos ignobles, indignes et contraires aux valeurs républicaines », dénonçant une tentative manifeste de ternir l’image de la cheffe du gouvernement.
Pour Me Kalala, la ligne rouge est claire : « La liberté d’expression est un droit précieux, mais elle s’arrête là où commence l’insulte et l’outrage. S’attaquer à une autorité de l’État avec des propos injurieux et dégradants, ce n’est pas critiquer, c’est fragiliser l’édifice qui nous protège tous : la République. »
Dans son analyse, elle dresse un constat alarmant sur la dégradation du débat public : « Nous avons assisté à un spectacle désolant où la parole publique a été souillée par la haine et le mépris. Quand on insulte une autorité dans l’exercice de ses fonctions, on piétine les symboles de notre nation et le choix de notre peuple. »

Au cœur de sa démarche, Me Huguette Kalala met en avant le Code du numérique congolais, qui encadre strictement les usages des réseaux sociaux. Elle rappelle que ce texte prévoit des sanctions contre la diffamation, les injures publiques et toute atteinte à la réputation en ligne, insistant sur la nécessité d’identifier et de poursuivre l’auteur de cet audio.
Elle interpelle directement les autorités judiciaires : « Le silence face à l’indécence est une forme de complicité. J’appelle la justice de notre pays à se saisir de ces faits. La loi doit rester le rempart contre l’anarchie verbale. Que force reste à la loi pour que nul ne se croie au-dessus des règles de respect dues aux institutions. »

Au-delà du cadre légal, Me Kalala lance un appel à la responsabilité collective : « Citoyens, exigeons le débat d’idées plutôt que le concours d’insultes. La violence verbale n’est pas une opinion. »
En se plaçant en première ligne, Me Huguette Kalala défend à la fois une femme d’État, première à occuper la Primature en RDC et les fondements mêmes de l’autorité publique. À travers cette prise de position, elle rappelle une exigence essentielle : dans une démocratie, la liberté d’expression ne peut exister sans responsabilité, ni s’exercer au détriment de la loi.
Josué Muleli
