Alors que l’Assemblée provinciale du Kongo Central est en pleine construction, l’affaire du « million » versé pour le terrain sur lequel elle est érigée continue de susciter de nombreuses interrogations. La récente destitution du président Papy Mantezolo et de son vice-président Joseph Nsalambi attire l’attention, mais ne doit pas occulter cette problématique majeure.

Selon des informations non encore confirmées par des documents officiels, le terrain aurait été acquis pour un million de dollars. Mais où sont les preuves tangibles de cette transaction ? Qui a validé cette acquisition ? Le gouvernement provincial, garant de la légalité des affaires publiques, était-il impliqué ou seulement informé ?
La loi congolaise impose un cadre strict pour l’achat de terrains par des institutions publiques, incluant la publication des actes et le suivi administratif. Or, dans ce dossier, aucune transparence réelle n’a encore été observée. La justice reste silencieuse et aucun audit indépendant n’a été rendu public à ce jour.

Alors que l’Assemblée provinciale continue sa construction, il devient urgent de clarifier la situation : le million de dollars a-t-il été effectivement versé ? À qui ? Selon quelles procédures ? La vigilance des citoyens et des médias est essentielle pour s’assurer que ce chantier public, symbole de l’institution législative provinciale, ne soit pas entaché d’irrégularités dès sa genèse.
Cette tribune vise à rappeler que la transparence et la légalité doivent précéder toute réalisation publique. Les Congolais ont le droit de savoir comment les fonds destinés à leur Assemblée provinciale sont utilisés, surtout avant l’achèvement d’un projet d’une telle ampleur.
Tribune – Par Joli Toko, journaliste d’investigation
