Le rôle longtemps assuré par les entreprises du Grand Nord dans la représentation congolaise du Corridor Nord a été soulevé par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi, mercredi 28 octobre à Kinshasa. Au Forum des infrastructures, du transport et de la logistique en RDC, il a demandé que l’État dispose d’interlocuteurs permanents pour ses corridors transfrontaliers. Jean Bamanisa Saïdi a rappelé que la Fédération des entreprises du Congo du Grand Nord, autour de Butembo, avait longtemps servi de point focal pour le Corridor Nord, à travers son président Polycarpe Ndivito, faute d’interlocuteur public clairement établi.
« Pour le Corridor Nord, pendant des années, c’est la FEC du Grand Nord, à Butembo, et non l’État, qui a servi de point focal — avec un tracé qui changeait à chaque gouvernement », a déclaré le sénateur.Son intervention a porté sur la continuité de la représentation congolaise au sein des dispositifs régionaux. Le Corridor Nord dispose d’un secrétariat permanent installé à Mombasa, tandis que le Corridor Central s’appuie sur la CCTTFA, établie à Dar es-Salaam.
Jean Bamanisa a relevé que le secrétaire exécutif du Corridor Central, M. Okundji, est congolais. « Un Congolais dirige une agence régionale à l’étranger, pendant que, chez nous, la coordination reste partagée entre deux structures », a-t-il observé, en référence à la CEPCOR et à la Direction générale des corridors de développement industriel.
Stabiliser les responsabilités et les interlocuteurs

Le sénateur a demandé que les compétences soient fixées dans les textes pour assurer la continuité du pilotage au-delà des changements de gouvernement. Il a notamment proposé une agence permanente pour chaque corridor transfrontalier. Ces organismes seraient les interlocuteurs congolais des structures régionales du Corridor Nord, du Corridor Central et du corridor de Lobito.
Cette proposition s’accompagne d’une clarification des relations entre les ministères, d’une rationalisation des doublons entre les organismes existants et d’une répartition explicite des compétences entre le pouvoir central et les provinces.
Jean Bamanisa a également demandé l’application des normes de charge à l’essieu, des redevances et des péages. Il a inscrit ces mesures dans un schéma associant une orientation à la Présidence et une exécution au Gouvernement.
JOLI TOKO/NTEMO CD
