Kimpese : après le cambriolage armé au domicile du Dr Mpanzu, les autorités appelées à renforcer la lutte contre l’insécurité

Après l’attaque du Dr Mpanzu, Kimpese réclame davantage de sécurité et de protection.

Ntemo
By

L’attaque perpétrée au domicile du Dr Delphin Mpanzu à Kimpese ravive les préoccupations liées à la sécurité des personnes et des biens dans cette cité du territoire de Songololo, dans la province du Kongo Central. Au-delà du cas de ce médecin, l’incident relance les appels à une réponse des autorités face à la recrudescence des actes criminels rapportés dans cette partie de la province.

Dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre 2026, vers 2 heures du matin, des hommes armés ont fait irruption au domicile du Dr Mpanzu, situé au camp des cadres de l’IME, à Kimpese. Le médecin, qui exerce à l’Hôpital général de référence IME Kimpese, se trouvait à son domicile au moment des faits.

Selon les informations recueillies, les assaillants, qui avaient le visage dissimulé, étaient munis d’armes à feu et de machettes. Ils se seraient introduits dans la résidence avant d’emporter plusieurs biens, notamment des ordinateurs, des téléphones, une somme d’argent ainsi que des documents importants.

Le Dr Mpanzu a également été blessé au cours de cette attaque. Les circonstances précises de l’agression ainsi que l’étendue de ses blessures restent à établir. Dans ce contexte, les appels à une réponse plus ferme des autorités se font entendre au-delà du secteur médical. Parmi les voix qui alertent régulièrement sur la situation dans cette partie du Kongo Central figure le journaliste d’investigation Joli Toko.

« L’insécurité ne doit jamais devenir une fatalité pour les populations. Chaque attaque doit interpeller les autorités et appeler à une réponse concrète pour protéger les personnes et leurs biens », déclare-t-il.Cette nouvelle attaque vient ainsi s’ajouter aux préoccupations exprimées autour de la protection des habitants et de leurs biens. La question dépasse désormais le seul cas du Dr Mpanzu et concerne plus largement la capacité des services compétents à prévenir les actes criminels, à en rechercher les auteurs et à garantir la tranquillité publique.

Les autorités compétentes sont, à cet effet, appelées à diligenter les investigations nécessaires afin d’établir les circonstances exactes de l’attaque, d’identifier les auteurs présumés et de les mettre à la disposition de la justice, conformément à la loi.

Les professionnels de santé entendent également faire entendre leur voix. Une marche pacifique est annoncée pour ce lundi 28 septembre à Kimpese. Les participants devraient notamment réclamer justice, sécurité et davantage de protection pour les soignants, après l’agression de leur confrère.

Au-delà de l’émotion provoquée par cette affaire, l’enjeu est celui de la sécurité collective. La mobilisation annoncée entend ainsi porter une préoccupation qui dépasse le seul personnel médical : celle des habitants confrontés aux risques liés aux actes criminels.

Pour les autorités, l’attente porte désormais sur l’établissement des faits, l’identification des responsables et les suites judiciaires qui pourraient en découler. Une réponse attendue autant par le corps médical que par les populations de Kimpese, soucieuses de voir leurs personnes et leurs biens davantage protégés.

LA RÉDACTION

Share This Article