Kongo Central : à Muanda, l’avancée des érosions inquiète face aux risques pour les habitations et infrastructures

Érosions à Muanda : des ravins sous surveillance

Ntemo
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À Muanda, dans le Kongo Central, la progression de plusieurs ravins suscite des inquiétudes quant à leurs conséquences sur les habitations, les voies de circulation et certains espaces exposés. La situation est portée à l’attention des autorités dans le cadre d’un plaidoyer appelant à une évaluation technique des sites concernés.

Dans une correspondance datée du 8 septembre 2026 et adressée au ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics, Hizi Ntinu Khusu, jeune engagé pour le changement et leader d’opinion originaire de Muanda, sollicite une intervention des autorités sur plusieurs zones qu’il présente comme affectées par les érosions.

Le dossier photographique joint à sa démarche recense notamment les sites de Vulumba 2, Fusiala, Boimanu/Seka Mbote, Makelekese et Mavale. Les données indicatives communiquées font état de ravins atteignant, sur certains sites, plusieurs mètres de profondeur et plusieurs dizaines de mètres de longueur. À Vulumba 2, un ravin est notamment renseigné à 10 mètres de profondeur, pour une largeur de 6 à 9 mètres et une longueur de 76 mètres. À Fusiala, les dimensions communiquées font état d’une profondeur comprise entre 8 et 12 mètres et d’une longueur de 128 mètres.

Le plaidoyer préconise notamment une évaluation technique des zones exposées, l’achèvement ou la réévaluation de certains travaux engagés, ainsi que la réalisation d’ouvrages de drainage et d’évacuation des eaux pluviales. Des solutions de stabilisation des sols fondées sur des études techniques sont également sollicitées.

La réhabilitation des routes de desserte agricole figure parmi les autres demandes, compte tenu de leur importance pour le transport des produits et le désenclavement des zones rurales.La démarche élargit par ailleurs la réflexion aux enjeux environnementaux auxquels Muanda est confronté, notamment la vulnérabilité du littoral, la pollution et les préoccupations liées à l’exploitation pétrolière. L’objectif affiché est d’inscrire la prévention des érosions dans une approche plus globale de l’aménagement du territoire.

Après une première démarche au niveau local, Hizi Ntinu Khusu indique poursuivre ses échanges avec les autorités compétentes à Matadi. Il plaide notamment pour un mécanisme de suivi associant services techniques, autorités locales et représentants de la communauté afin de documenter l’évolution des sites et d’évaluer les réponses apportées.

À l’approche de nouvelles pluies, la question porte désormais sur la capacité des autorités à anticiper l’aggravation des zones déjà fragilisées. Les prochaines évaluations techniques devraient permettre de préciser l’ampleur des risques et les interventions prioritaires.

Josué Muleli

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