La baignade est désormais interdite sur le littoral de Muanda, dans le Kongo Central, à la suite d’une montée inhabituelle des eaux de l’océan Atlantique survenue samedi 19 avril dernier. Caractérisée par une marée haute particulièrement intense, cette situation a entraîné un débordement progressif sur plusieurs zones côtières, selon l’Agence Congolaise de Presse.

À l’origine de cette décision, les autorités en charge du Parc marin des mangroves, déterminées à prévenir tout incident dans un contexte maritime jugé à risque. Sur le terrain, les stigmates de cette houle inhabituelle sont visibles : l’eau a avancé au-delà de ses limites ordinaires, redessinant temporairement certaines portions du littoral.

« Les visiteurs peuvent toujours accéder aux abords de la plage pour se détendre, mais l’accès à l’eau est strictement déconseillé pendant cette période de marée haute, en raison des dangers liés aux courants et aux débordements », a expliqué Marcus Matondo, superviseur et agent de l’Institut congolais pour la conservation de la nature.
Dans un environnement marqué par des vagues puissantes et des courants imprévisibles, les autorités appellent à une discipline stricte. « Cette mesure vise avant tout à prévenir les risques d’accidents. J’appelle la population à la prudence et au respect des consignes de sécurité », a insisté le responsable.

Cet épisode survient dans un contexte déjà préoccupant pour la côte de Muanda, récemment touchée par des dégâts sur certaines infrastructures, notamment la route stratégique menant à Banana. Il remet en lumière la vulnérabilité croissante du littoral face aux aléas marins et aux mutations climatiques.
En attendant un retour à la normale, les riverains, visiteurs et opérateurs touristiques sont appelés à une vigilance accrue. Car à Muanda, en cette période, la mer ne se contente plus de border la terre : elle en redessine les contours.
Josué Muleli
