Matadi, le 10 mars 2026 – Une nuit de panique et de destructions a frappé le centre-ville de Matadi ce mardi soir. Un violent incendie, d’origine présumée électrique, a réduit en cendres la direction provinciale de l’Agence congolaise de presse (ACP) ainsi que plusieurs maisons commerciales, provoquant un choc parmi les habitants et commerçants du quartier.

Selon les premiers témoignages, le sinistre s’est déclaré aux environs de 19 heures, à proximité de l’agence de la banque Equity BCDC, face à l’immeuble Dragage, juste avant l’entrée de l’ACP. « Le feu a commencé petit à petit dans un bar voisin, puis a rapidement pris de l’ampleur », explique un témoin présent sur les lieux. « Tous les documents de l’ACP sont partis en fumée. Il n’y a rien à récupérer », a-t-il ajouté.

En tout, cinq maisons commerciales ont été détruites, parmi lesquelles une boutique d’habillement, un commerce de téléphones et une quincaillerie, accentuant le bilan matériel déjà lourd du centre-ville. Les habitants racontent des scènes de panique, alors que certains tentaient de sauver des marchandises avant l’arrivée des secours.

Les opérations de lutte contre l’incendie ont été particulièrement complexes. Deux véhicules anti-incendie sont arrivés aux alentours de 21h40 pour renforcer les interventions initiales. Grâce à l’action rapide des sapeurs-pompiers de Lerexcom Petroleum SA et de MGT, les flammes ont finalement été maîtrisées, évitant une propagation encore plus large dans cette zone commerciale dense.

Présent sur place, le maire de Matadi, Dominique Nkodia Mbete, a rassuré la population. Il a confirmé que l’agence de la banque Equity BCDC, située à proximité immédiate, n’a pas été touchée par les flammes. À ce stade, aucune victime humaine n’a été signalée, mais le bilan matériel reste considérable. Les commerçants et les responsables de l’ACP attendent désormais l’évaluation complète des dégâts, tandis que la ville tente de se relever d’un sinistre qui rappelle la vulnérabilité des infrastructures locales face aux risques électriques et aux incendies urbains.

Exode Manonga