À Kinshasa, la Fondation Disikila (FONDIS) est sortie de son silence pour répondre à de graves accusations circulant sur les réseaux sociaux, mettant en cause son président dans une prétendue affaire de spoliation de l’espace public. Dans un communiqué rendu public ce 17 avril 2026, l’organisation rejette fermement ces allégations et annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs et diffuseurs de ce qu’elle qualifie de campagne de désinformation.
À l’origine de la controverse, une publication largement relayée en ligne accuse le président de la FONDIS d’avoir installé des conteneurs de 40 pieds sur un tronçon de la route nationale reliant Matadi à l’UPN, à Kinshasa. Selon ces allégations, ces installations auraient empiété sur le domaine public et entravé la circulation.

La Fondation Disikila conteste catégoriquement ces affirmations, qu’elle juge « infondées » et « diffamatoires ». Dans son communiqué, elle insiste sur le fait que son président n’est impliqué à aucun niveau dans les faits évoqués, dénonçant une tentative de ternir son image à travers des informations non vérifiées et diffusées sans preuves.
Selon la FONDIS, les conteneurs mentionnés dans la publication controversée ne relèveraient pas de son président, mais seraient plutôt liés à une société opérant dans le cadre d’activités d’assainissement, en collaboration avec les autorités locales de la commune de Ngaliema. Une précision que la fondation présente comme essentielle pour rétablir les faits et dissocier clairement son responsable des accusations portées contre lui.
Face à ce qu’elle considère comme une atteinte grave à l’honneur et à la réputation de son président, la FONDIS annonce avoir engagé des démarches judiciaires. L’organisation affirme sa détermination à identifier les auteurs de la publication initiale ainsi que ceux ayant contribué à sa diffusion, afin qu’ils répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.
« Des poursuites judiciaires sont d’ores et déjà engagées », indique le communiqué, traduisant la volonté de la fondation de ne pas laisser ces accusations sans suite.

Cette affaire intervient dans un contexte où la prolifération des contenus non vérifiés sur les réseaux sociaux suscite de plus en plus d’inquiétudes à Kinshasa. Entre rumeurs, interprétations et informations tronquées, plusieurs personnalités et institutions se retrouvent régulièrement exposées à des accusations difficiles à contrôler une fois devenues virales.
Au-delà de la défense de son président, la FONDIS appelle à une prise de conscience collective sur la responsabilité des internautes dans la diffusion de l’information. Elle invite à la prudence, à la vérification des faits et au respect de l’éthique dans le traitement de l’actualité, afin d’éviter de porter atteinte à la réputation de personnes ou d’organisations sans fondement solide.
En attendant l’évolution de la procédure judiciaire annoncée, la Fondation Disikila entend défendre son honneur et celui de son président, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre ses activités dans un climat apaisé et conforme aux lois de la République.

NTEMO CD
