Crise au Kongo Central : aucune fumée blanche après les échanges entre le VPM de l’Intérieur et les députés provinciaux

Tensions persistantes au Kongo Central malgré la médiation du pouvoir central

Ntemo
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La crise institutionnelle qui secoue le Kongo Central continue de révéler toute sa complexité politique. Réunis à Kinshasa ce samedi 23 mai 2026 autour du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, les députés provinciaux du Kongo Central n’ont pas réussi à dégager un consensus susceptible de désamorcer les tensions qui minent l’Assemblée provinciale du Kongo Central.

Cette séance de travail, organisée dans un contexte marqué par la réhabilitation de Papy Mantezolo Diatezua à la présidence de l’Assemblée provinciale par la Cour constitutionnelle de la RDC, devait initialement servir de cadre d’apaisement et de clarification institutionnelle.

Selon plusieurs sources proches des discussions, les échanges ont été francs, parfois tendus, traduisant la profondeur des fractures politiques qui traversent actuellement l’hémicycle provincial du Kongo Central.

Au cœur des débats figuraient notamment la stabilité des institutions provinciales, la légitimité du bureau de l’Assemblée ainsi que la nécessité de préserver la continuité institutionnelle dans une province devenue l’épicentre de fortes turbulences politiques.

Face à l’absence de compromis concret, le VPM de l’Intérieur a privilégié la poursuite du dialogue plutôt qu’une logique de confrontation politique. Une nouvelle série de consultations avec les élus provinciaux devrait ainsi être organisée dans les prochains jours afin de rapprocher les positions encore divergentes.

Dans les milieux politiques, cette absence de « fumée blanche » illustre les résistances persistantes autour du nouvel équilibre institutionnel né de la décision de la Cour constitutionnelle.

Malgré ce blocage, plusieurs députés provinciaux ont salué l’approche conciliatrice adoptée par Jacquemain SHABANI, estimant que la stabilité du Kongo Central exige désormais davantage de responsabilité politique que de démonstrations de force.

À travers cette médiation progressive, le pouvoir central tente visiblement d’éviter que la crise du Kongo Central ne bascule dans une paralysie institutionnelle durable, alors que les attentes de la population restent tournées vers le retour au fonctionnement normal des institutions provinciales.

Josué Muleli

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