La situation administrative et politique autour du ministre provincial des Infrastructures du Kongo Central a connu une évolution notable ce lundi 22 décembre 2025. Après avoir déposé une lettre de démission de ses fonctions ministérielles, l’intéressé a officiellement saisi le président de l’Assemblée provinciale en vue de sa réintégration comme député provincial.
Selon des documents administratifs parvenus à la rédaction de NTEMO CD, Jacques Khonde Mombo, élu de la circonscription de Lukula, a adressé une correspondance au président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central. Dans cette lettre, datée du 22 décembre 2025, il informe l’organe délibérant de sa décision de reprendre son siège de député provincial à la suite de sa démission du gouvernement provincial.

Dans sa démarche, l’élu rappelle que son mandat parlementaire avait été suspendu en raison de sa nomination, puis de sa reconduction, comme ministre provincial en charge des Infrastructures, Travaux publics, Reconstruction et Aménagement du territoire. Cette suspension découlait du principe d’incompatibilité entre les fonctions ministérielles et le mandat de député provincial, tel que prévu par la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale.
La correspondance précise que la cessation de cette fonction incompatible ouvre désormais la voie à la reprise automatique du mandat parlementaire, conformément aux dispositions légales en vigueur. Le document mentionne également qu’une copie de la lettre de démission ministérielle est jointe en annexe. Plusieurs cachets de réception apposés par les services de l’Assemblée provinciale attestent de la prise en charge administrative du dossier.

Cette démarche intervient dans un contexte où la démission ministérielle de Jacques Khonde Mombo, adressée auparavant au gouverneur de province Bilolo, n’a pas encore fait l’objet d’une communication publique officielle du gouvernement provincial. Néanmoins, la saisine formelle de l’Assemblée provinciale apparaît comme une conséquence institutionnelle directe de ce départ de l’exécutif.
À ce stade, l’Assemblée provinciale du Kongo Central est appelée à examiner la demande de réintégration, conformément à ses procédures internes. Cette évolution marque un mouvement entre l’exécutif et le législatif provincial, illustrant les mécanismes prévus par le cadre juridique congolais en matière de gestion des incompatibilités de fonctions publiques.

Josué Muleli