Six députés provinciaux du Kongo Central pourraient bientôt faire face à des sanctions sévères après leur implication dans les violences et destructions survenues lors de la plénière du 6 octobre dernier. L’annonce a été faite ce mardi 11 novembre, à l’occasion de l’examen du rapport de la commission spéciale et temporaire chargée d’enquêter sur ces incidents.
Selon le rapport présenté par le député Joachim Mavungu Tsiku, président de la commission, quatre élus sont visés pour destruction de biens, coups et blessures volontaires, ainsi que pour refus de comparution devant la commission : Georges Nlandu Ndoki, Désiré Kiendo Kiendo, Jelson Sisi Vimbi et Kimfuta De Mouton. Deux autres députés, Papy Mantezolo Diatezua et Ruphin Kisilu, sont concernés pour avoir refusé de signer leur procès-verbal après avoir été entendus par la commission.

Au cours des débats, le député Atou Matubuana Nkuluki a suggéré que l’affaire soit réglée en interne afin de préserver l’image de l’Assemblée, tout en catégorisant les faits selon les groupes impliqués. « Il serait raisonnable de régler ces questions en famille et d’éviter toute légèreté dans notre travail », a-t-il indiqué.
Le président de l’Assemblée a rappelé que les différends doivent être résolus par le débat intellectuel et non par la violence. Il a précisé que des sanctions exemplaires seront prononcées lors des prochaines plénières afin de rétablir l’ordre et dissuader toute répétition. « Il est nécessaire de sanctionner pour maintenir la discipline et éviter toute critique », a-t-il ajouté.
La projection des images des incidents du 6 octobre a permis à l’ensemble des députés de constater l’ampleur des faits. La décision finale sur les mesures disciplinaires à appliquer aux six élus sera rendue publique lors des prochaines séances plénières. Cette annonce traduit la volonté de l’Assemblée provinciale du Kongo Central de faire respecter ses règles et de garantir la bonne tenue de ses travaux parlementaires.
La Rédaction
