Quitter Matadi ne relève désormais plus de la seule initiative des membres du gouvernement provincial du Kongo Central. Le gouverneur Grâce Bilolo leur impose une autorisation préalable pour tout déplacement à l’extérieur de la ville, tout en suspendant les missions de service et les autorisations de sortie jugées non essentielles.
La décision a été annoncée vendredi 30 octobre 2026, lors de la 22ᵉ réunion du Conseil des ministres provincial, présidée par le chef de l’exécutif au siège du gouvernement provincial. Dans sa communication, Grâce Bilolo a également décrété la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de toute mission de service sollicitée par les membres de son gouvernement, ainsi que des autorisations de sortie non essentielles.
Ces restrictions, selon le gouverneur, répondent à des impératifs de discipline administrative, d’efficacité gouvernementale et de rationalisation des dépenses publiques. Elles placent ainsi les déplacements des membres de l’exécutif provincial sous un contrôle préalable de l’autorité gouvernementale.
Au-delà de l’encadrement administratif, Grâce Bilolo a insisté sur les exigences de loyauté envers les institutions établies, dans un contexte national marqué, selon ses propos, par la persistance des menaces sécuritaires. Évoquant de récentes déclarations à caractère sécuritaire attribuées à certaines autorités de l’ancien régime, il a fait état de la mobilisation des services compétents pour prévenir et démanteler d’éventuels réseaux en connexion avec les ennemis de la République.
Le gouverneur a, dans cette perspective, appelé les membres de son gouvernement à éviter tout contact ou propos, en public comme en privé, susceptible de compromettre la sécurité nationale. Il a également demandé que ces consignes soient relayées auprès des membres de leurs cabinets respectifs et des services placés sous leur responsabilité.
La fermeté des instructions annoncées s’accompagne de sanctions potentielles. Grâce Bilolo a prévenu que tout manquement pourrait entraîner la révocation des personnes concernées et leur mise à la disposition des services compétents. Il a, en outre, annoncé que les membres du gouvernement provincial pourraient faire l’objet de contrôles des services de sécurité sur l’ensemble du territoire provincial.
Ces différentes directives ont constitué l’un des principaux points de la 22ᵉ réunion du Conseil des ministres provincial, consacrant un renforcement du contrôle administratif et sécuritaire sur les déplacements et les activités des membres de l’exécutif du Kongo Central.
Josué Muleli
