Le journaliste Roger Nsingulu, correspondant d’Infobascongo.com à Kimpese, affirme avoir été violemment interpellé par des policiers samedi 20 septembre 2026, vers 14 heures, à son domicile. Des images prises après les faits montrent notamment des traces visibles de violences sur le journaliste.
D’après son récit, l’incident a commencé alors que des policiers intervenaient dans son secteur pour interpeller des personnes soupçonnées de consommer du chanvre. Ayant entendu le craquement d’une arme, Roger Nsingulu dit avoir demandé à son petit frère, présent à l’extérieur, de rentrer à la maison afin d’éviter qu’il ne soit confondu avec les personnes interpellées.
Cette intervention aurait ensuite donné lieu à un malentendu. Le journaliste affirme qu’un policier l’a accusé de vendre du chanvre. Il dit avoir immédiatement précisé qu’il était journaliste et non vendeur de cette substance.
Selon son témoignage, la situation aurait dégénéré après que les policiers ont appris sa profession. Roger Nsingulu affirme avoir été sorti de son domicile, frappé, menotté puis conduit à travers plusieurs quartiers de Kimpese, notamment les quartiers 4, 3 et 1er.

Le journaliste rapporte également avoir été insulté et humilié au cours de son interpellation. Il affirme notamment que des policiers lui auraient adressé des menaces et auraient évoqué la présence de « Kuluna » dans leurs rangs. Ces propos, rapportés par l’intéressé, restent à confronter à la version des agents concernés.
Après plusieurs heures d’interpellation, Roger Nsingulu indique avoir été conduit au commissariat vers 18 heures. Il affirme y avoir été maintenu au sol et interrogé sans qu’un procès-verbal ne soit établi.Le journaliste affirme finalement avoir été relâché sans avoir été condamné ni astreint au paiement d’une amende. Il dit également n’avoir fait l’objet d’aucune audition formalisée avant sa libération.
Cette affaire intervient dans un contexte où les conditions d’exercice du journalisme et les rapports entre professionnels des médias et forces de l’ordre restent particulièrement sensibles. Les circonstances exactes de cette interpellation devront être établies à partir des différents témoignages et éléments disponibles.
À ce stade, la version de Roger Nsingulu constitue la principale source concernant le déroulement des violences alléguées. Une réaction de la hiérarchie policière permettrait d’éclairer le motif de l’intervention, les conditions de l’interpellation et les éventuelles mesures prises à l’encontre des agents concernés.
LA RÉDACTION
