RDC : le gouvernement dénonce des exactions contre les civils dans les zones contrôlées par l’AFC/M23

Est de la RDC : Kinshasa alerte sur les exactions et les atteintes aux droits humains dans les zones contrôlées par l’AFC/M23.

Ntemo
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Kinshasa, 24 août 2026 — Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) dénonce de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire dans plusieurs territoires de l’Est contrôlés par l’AFC/M23. Dans un communiqué, les autorités congolaises attribuent ces faits aux Forces de défense rwandaises (RDF) et à leurs alliés de l’AFC/M23.

Selon Kinshasa, plus de 300 personnes auraient été tuées en juin et juillet 2026, notamment lors d’exécutions sommaires, de massacres et de bombardements. Le gouvernement fait également état de centaines de cas de violences sexuelles, de plus de 300 cas de torture, ainsi que d’enlèvements et de recrutements forcés de jeunes, notamment à Tshanzu et Rumangabo.

Les autorités congolaises signalent également des incendies d’habitations et des pillages dans plusieurs zones. Elles accusent par ailleurs Kigali de favoriser ce qu’elles qualifient de « transplantation de populations », évoquant l’arrivée, le 10 août, de plus de 100 familles présentées comme étant d’origine rwandaise dans le territoire de Nyiragongo.

Sur le plan social, Kinshasa affirme que la situation affecte également l’éducation et la santé. Le gouvernement dénonce notamment des frais imposés dans certaines écoles, un prélèvement de 17% sur les recettes trimestrielles des établissements scolaires, ainsi que des taxes qualifiées d’illégales dans certains établissements sanitaires et orphelinats.

Le communiqué évoque aussi la nomination parallèle de responsables dans certains établissements d’enseignement supérieur et universitaire. Kinshasa y voit un élément de la mise en place d’une administration parallèle dans les territoires échappant au contrôle de l’État congolais.

Les autorités congolaises estiment que les faits dénoncés portent atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC et seraient incompatibles avec les engagements pris dans les processus de paix de Washington et de Doha.

Le gouvernement affirme que les auteurs, coauteurs, commanditaires et complices présumés devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. Cette sortie intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC, où les violences continuent d’alimenter les déplacements de populations et une crise humanitaire persistante.

Junior Mfumu

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