Kimpese, 7 août 2026 – Au lendemain de la démolition du marché de chaque jour de Kimpese, situé sur l’avenue Kabila entre les quartiers 2 Bis et 3, les commerçantes ont repris leurs activités sur le site, estimant ne disposer d’aucune autre solution pour poursuivre leur commerce. Cette reprise témoigne des difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux vendeurs, dont les activités dépendent entièrement de cet espace marchand.

La veille, les services de l’administration territoriale avaient procédé à la démolition des étalages et des hangars installés le long de cette artère. Les autorités justifient cette opération par la volonté de libérer l’emprise publique afin de permettre l’ouverture d’une route de secours destinée à améliorer la fluidité de la circulation dans la cité de Kimpese.
Malgré cette décision, plusieurs commerçantes ont choisi de revenir sur les lieux dès ce vendredi. Elles expliquent que l’absence d’un site de relocalisation les contraint à poursuivre leurs activités dans cet espace, qui constitue depuis de nombreuses années l’un des principaux pôles commerciaux de la cité.

Les vendeuses affirment également attendre une communication des autorités territoriales afin d’obtenir des explications sur les motivations de cette opération ainsi que sur les dispositions qui pourraient être prises en leur faveur. Beaucoup espèrent qu’une solution durable sera trouvée pour concilier les impératifs d’aménagement urbain et la poursuite de leurs activités économiques.
Dans les échanges avec la presse, plusieurs commerçantes ont rappelé que le marché de chaque jour représente une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles de Kimpese. Elles estiment que toute mesure de réorganisation devrait être accompagnée d’un mécanisme de relocalisation permettant d’éviter une interruption prolongée de leurs activités.

En l’absence d’annonces officielles sur leur éventuel redéploiement, les commerçantes indiquent qu’elles entendent maintenir leurs activités sur place. Elles préviennent toutefois que si la décision de démolition est maintenue sans proposition de relocalisation, elles pourraient organiser une manifestation pacifique afin d’exprimer leurs préoccupations.
Josué Muleli
