Un mouvement de grève a éclaté depuis le mercredi 25 février 2026 au sein de l’unité industrielle de fabrication de sacs d’emballage implantée à Kimpese, dans le territoire de Songololo (Kongo Central). Les agents sous-traitants, affectés notamment aux opérations de production et de maintenance, ont cessé le travail pour dénoncer deux mois d’arriérés de salaire ainsi que le non-respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), fixé à 21.500 francs congolais.
Selon plusieurs sources concordantes au sein du site industriel, le mouvement a pris une tournure plus visible dans la matinée de ce jeudi 26 février 2026, marquée par l’incinération de pneus aux abords de l’usine : un geste symptomatique d’un malaise social profond et durable. Les grévistes affirment exiger des engagements formels quant à la régularisation des salaires dus et à l’application effective des dispositions salariales en vigueur.
Un climat social sous tension

La contestation s’inscrit dans un contexte de frictions persistantes entre la main-d’œuvre sous-traitante et la direction opérationnelle. Les travailleurs concernés occupent un large éventail de fonctions, avec des rémunérations qui s’échelonnent d’environ 372.000 francs congolais pour les agents de nettoyage à près de 558.000 francs congolais pour les mécaniciens et électriciens. Au-delà de ces disparités salariales, les grévistes dénoncent une dégradation progressive de leurs conditions socio-professionnelles.
La sensibilité de la situation tient également au rôle structurant de cette unité industrielle dans le tissu économique local. Située sur l’axe stratégique reliant Kimpese à Lukala, l’usine constitue un pôle d’activité significatif en matière d’emploi et de production pour la province.
Vers un dialogue attendu
Les représentants des travailleurs appellent à l’ouverture urgente d’un cadre de concertation formel afin de prévenir un enlisement du conflit et ses répercussions économiques. À défaut d’avancées tangibles, les grévistes indiquent maintenir leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
NTEMO CD