Un nouvel épisode préoccupant s’est produit ce samedi 24 mai 2025 à Kinzau-Mvuete. Une dizaine de détenus se sont évadés aux alentours de 9 heures de la maison d’arrêt du Parquet près le Tribunal de paix de Seke-Banza, exposant une fois de plus les failles du dispositif sécuritaire local.
Selon les informations de la Police nationale congolaise, l’évasion s’est déroulée lors de la sortie autorisée d’un détenu pour des besoins alimentaires. Escorté par un policier, ce dernier a été rejoint par plusieurs codétenus qui ont violemment bousculé l’agent avant de s’échapper. Le reste des détenus, environ une trentaine, a été maintenu sur place grâce aux tirs de sommation d’un autre policier de garde.
Les évadés sont poursuivis pour des faits graves tels que le viol, le vol qualifié, le vol simple, l’association des malfaiteurs ou encore la menace d’attentat, selon le commandant Sylvain Bakulu, responsable des renseignements de la PNC à Seke-Banza.

Dans la foulée de l’opération de poursuite, deux détenus ont été rattrapés par la police. Mais la situation a dégénéré lorsqu’une partie de la population est intervenue pour les soustraire aux agents, empêchant leur reconduite en détention. Une attitude fermement dénoncée par le commissaire supérieur principal Monga Malasi Christophe, qui appelle à un soutien citoyen accru plutôt qu’à la complicité avec les fauteurs de troubles.
Cet incident a relancé les appels à renforcer la sécurité autour de cette maison d’arrêt, notamment par l’érection d’une clôture solide. De nombreux habitants de Kinzau-Mvuete s’inquiètent d’un éventuel retour ou passage à l’acte des évadés.
Malgré les efforts entrepris ces derniers mois par les autorités policières pour stabiliser la situation sécuritaire dans le territoire de Seke-Banza, cette nouvelle évasion met à rude épreuve la confiance des citoyens et des partenaires locaux.
Josué Muleli
