Un appel vidéo, un geste solitaire, une capture bien placée… et voilà un « expert » du gouvernorat de province propulsé sur le devant de la scène, non pas pour ses compétences, mais pour ses prouesses en ligne. Depuis ce mardi 13 mai 2025, les réseaux sociaux s’agitent autour d’un scandale aussi gênant qu’inattendu.
On pourrait croire à une mauvaise blague, un montage douteux ou un canular orchestré par des esprits facétieux. Mais non. Dans une vidéo WhatsApp largement relayée, un homme présenté comme expert au gouvernorat apparaît dans une posture on ne peut plus intime : il se livre à une séance de plaisir solitaire avec une rigueur que peu lui connaissaient jusque-là. L’anonymat de la jeune fille à l’autre bout de l’écran est soigneusement préservé à l’aide d’un sticker stratégique. Lui, en revanche, s’expose au monde entier, sans filtre ni retenue.

La scène aurait pu rester confinée à l’intimité de la conversation. Mais voilà : la vidéo a fuité. Et ce détail n’a échappé à personne, seul le visage de la jeune interlocutrice a été masqué, tandis que l’expert, lui, apparaît en haute définition, bien éclairé, comme s’il s’agissait d’un live officiel.
Très vite, la toile s’est embrasée. Mèmes, commentaires, moqueries et indignations ont envahi les plateformes. Les plus indulgents parlent d’un moment d’égarement. Les plus critiques y voient un « cours magistral de bêtise numérique ». Quant à l’administration, elle n’a pas tardé à réagir : selon les sources concordantes, l’homme a été révoqué de ses fonctions dans la foulée. Et cette fois, sans appel… ni appel vidéo.
Mais l’affaire, visiblement trop bien mise en scène pour être innocente, suscite bien des interrogations. A-t-il été piégé ? Le scénario d’un coup monté prend de l’ampleur. La jeune femme, dont le visage reste inconnu, semble avoir pris toutes les précautions pour ne laisser que lui exposé. Littéralement.
Dans les cafés, les couloirs du gouvernorat et les groupes WhatsApp politiques, les spéculations vont bon train. Tentative de déstabilisation ? Règlement de comptes numériques ? Ou simple imprudence à l’heure où chaque écran peut devenir une scène publique ?
En attendant une enquête sérieuse ou au moins un atelier de sensibilisation sur les dangers de l’appel vidéo, l’opinion reste divisée. Une chose est sûre : au Kongo Central, même les experts peuvent perdre le contrôle… d’un simple bouton.
Josué Muleli
