La province du Kongo Central est désormais au centre d’un dossier judiciaire et administratif majeur, à la suite d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion des affaires publiques provinciales. Le Procureur général près la Cour de cassation, sur instruction du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, a transmis un réquisitoire à l’Assemblée provinciale, qui a déjà été saisie officiellement afin d’examiner l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire contre le gouverneur et d’autres responsables concernés. Cette étape s’inscrit dans le cadre légal qui encadre les procédures contre les membres de l’exécutif provincial.
Le rapport de l’IGF, couvrant la période janvier–décembre 2025, relève des anomalies financières dans plusieurs structures clés, notamment le gouvernement provincial, l’Assemblée provinciale, la Direction des recettes, les entités territoriales décentralisées (ETD) et certains redevables publics. Les faits évoqués incluent des irrégularités financières, des allégations de détournement de deniers publics, de concussion et d’autres pratiques susceptibles de qualification pénale.
Le ministère de la Justice a rappelé que la présomption d’innocence s’applique à toutes les personnes concernées, et que les procédures se déroulent dans le respect strict des textes légaux. L’Assemblée provinciale est désormais appelée à statuer sur la demande du parquet, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Cette démarche constitue un test important pour la transparence et la gouvernance provinciale, tout en soulignant que les mécanismes judiciaires et administratifs sont activés pour assurer la responsabilité des acteurs publics. L’opinion publique reste attentive à l’évolution de ce dossier, qui pourrait marquer un tournant dans la gestion financière et la crédibilité des institutions provinciales du Kongo Central.
Josué Muleli