Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a marqué sa présence ce mardi 3 Mars 2026 à l’audience solennelle de rentrée judiciaire de la Cour des comptes, qui s’est tenue au Palais du Peuple, à Kinshasa. Cet événement annuel constitue un moment clé pour faire le point sur la gestion des finances publiques et renforcer la culture de transparence et de redevabilité dans l’administration congolaise.

Dans son allocution, Jimmy Munganga, Premier Président de la Cour des comptes, a insisté sur l’importance de la redevabilité, définie comme une obligation morale, juridique et démocratique pour tout gestionnaire public. Il a souligné la nécessité urgente de rompre avec les pratiques d’opacité, de retard, de contournement des procédures et d’impunité, invitant tous les responsables à rendre compte de manière rigoureuse de l’utilisation des biens et fonds publics.

À l’occasion de cette rentrée judiciaire, le Premier Président a remis au Chef de l’État, ainsi qu’aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat et à la Première ministre, une copie du rapport annuel de l’exercice 2024-2025 de la Cour des comptes. Ce document constitue une référence majeure pour le contrôle et l’évaluation des finances publiques et servira de guide dans l’amélioration de la gestion des ressources de l’État.

Par ailleurs, Guy Tshipata Mulumba, Procureur Général près la Cour des comptes, a centré sa mercuriale sur les poursuites de gestion de fait devant la Cour, rappelant l’importance d’une justice financière efficace pour prévenir les détournements et garantir la protection des deniers publics.

La présence du Président Tshisekedi à cet événement témoigne de l’attention particulière accordée par l’exécutif à la bonne gouvernance et à la transparence dans la gestion publique, des piliers essentiels pour le développement économique et la confiance des citoyens dans les institutions.

En conclusion, cette rentrée judiciaire réaffirme l’engagement de la Cour des comptes à exercer un contrôle rigoureux sur l’administration publique et à promouvoir une culture de responsabilité et de reddition de comptes, dans le respect des normes légales et démocratiques.
NTEMO CD