Lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé lundi 8 décembre 2025 devant les deux chambres réunies en Congrès, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution de la situation économique du pays, marquée notamment par une appréciation du Franc congolais (CDF). Il a salué les efforts fournis par la Banque Centrale du Congo (BCC) sous la direction de son gouverneur, André Wameso Nkualoloki.
Une appréciation du Franc congolais présentée comme un signe de résilience économique

Dans un contexte d’agression persistante dans l’Est et d’incertitudes économiques internationales, le Chef de l’État a souligné que la monnaie nationale a connu une amélioration appréciable. Selon lui, cette tendance témoigne de la capacité du pays à maintenir une certaine stabilité macroéconomique malgré les pressions extérieures.
Félix Tshisekedi a indiqué que cette appréciation du Franc congolais constitue l’un des indicateurs démontrant que « malgré les épreuves, l’économie nationale a progressé dans plusieurs domaines ».
Une gestion monétaire saluée au sommet de l’État

Le Président a attribué en partie ces résultats à la politique monétaire conduite par la BCC. Depuis sa prise de fonction, le gouverneur André Wameso a engagé plusieurs mesures visant à renforcer la stabilité financière, améliorer la régulation du marché de change et accroître la transparence des opérations monétaires.
Parmi les actions notables de la BCC sous sa direction figurent le contrôle renforcé des flux financiers, la modernisation progressive des outils de supervision ainsi que la stabilisation du marché interbancaire. Ces efforts, selon les économistes, ont contribué à une meilleure discipline monétaire et à une réduction des fluctuations excessives du Franc congolais.
Dans le même temps, plusieurs experts soulignent que la consolidation de ces acquis exigera la poursuite de réformes structurelles, notamment dans la maîtrise de l’inflation, la discipline budgétaire et la diversification de l’économie. La stabilité durable de la monnaie dépendra également de l’évolution du contexte sécuritaire et du renforcement de la production nationale.
Entre reconnaissance et attentes

La reconnaissance exprimée par le Chef de l’État à l’égard du gouverneur André Wameso constitue un signal politique fort en faveur des institutions monétaires. Toutefois, de nombreux observateurs estiment que la réussite pleine et durable de la politique monétaire repose sur la capacité du pays à garantir un environnement macroéconomique plus prévisible et attractif.
Pour l’heure, l’appréciation de la monnaie nationale et la mise en avant du travail de la BCC traduisent un contexte où l’exécutif cherche à rassurer et à projeter une image de résilience économique face aux défis persistants.
Josué Muleli